mardi 19 janvier 2010

Trip - Days 7 to 8: Belgrade

Les 8h de train se sont passées sans aucun problème, les couchettes étaient TRÈS confortables, et mon duvet fort douillet! Une fois arrivée à Belgrade, mes compagnons de route m'explique où acheter mon billet pour Budapest demain matin, et l'une d'entre eux prend le même tram que moi, et m'indiquera où je dois descendre. Je ne pouvais rêver mieux!

l'hôtel de ville et le "cheval" des rendez-vous

Après un accueil sympathique et une rapide sieste à l'hostel, me voilà repartie pour une nouvelle exploration. Magnifique journée et ciel bleu en perspective, ça commence bien! Alors que je flâne le long des rues, je me dis que vraiment, Sofia à beau être dans l'Union Européenne, je me sens dix fois plus en Europe en Serbie, et même en Turquie, qu'en Bulgarie. Je sais pas pourquoi et c'est pas évident à expliquer, mais la Bulgarie m'a semblé beaucoup plus tourné vers l'Est, et surtout vers la Russie, que vers l'"Europe", si tant est que cette dénomination a du sens.

Je passe donc la matinée dans le parc de la Forteresse de Kalemegdan, où la vue sur le Danube et la vallée est superbe. Je prend plaisir à simplement déambuler dans le parc, profitant du soleil, observant les gens et prendre des photos. Je trouves de jolies boucles d'oreille pour 1€ et une paire de chaussons pour 5€- je pourrais faire mon shopping tous les jours à Belgrade, c'est vraiment pas cher, et le rapport qualité/prix est génial!

En me baladant dans le parc, je tombe par inadvertance sur un monument où il est écrit "A la France". Je reste perplexe 2 minutes, me demandant bien pourquoi la Serbie serait reconnaissante à la France en particulier... et je me souviens de mes cours de 4e -c'est loin!- quand la Serbie, attaquée par la Russie, fut soutenu par la France -le Royaume Uni aussi, mais faut croire qu'on a plus la côté que les Rosbeefs, haha! D'où la Première Guerre Mondiale.

Sur les conseils de la nana de l'hostel, je m'arrête pour prendre un café turc. Alors... j'ai pas dû comprendre comme ça se buvait, parce que je suis restée avec plein de petits grains à la fin du café, tout à fait imbuvable. Bon, y'avait les loukoums pour rattraper le coup, mais va vraiment falloir qu'on m'explique comment on est sensé boire ce truc!

le café turc

Je finis la journée à l'église Sveti Sava, magnifique, en construction depuis plus d'un siècle, puisque continuellement perturbée par les guerres et autres réjouissances du même genre qu'a connu la Serbie depuis quelques années. Une fois terminée, elle est censée être le 3e plus grand monument orthodoxe du monde. Et même inachevée, elle est impressionnante.

Sur la route menant à l'hostel, je tombe sur les ruines des immeubles bombardés en 1999, toujours là, en plein centre ville. Un peu glauque, surtout qu'on me dira ensuite qu'ils sont laissés là intentionnellement, comme rappel à l'Union Européenne de la souffrance du peuple Serbe, et de ceux tombés sous le bombes de l'OTAN.

Au lit, et Budapest demain! Les photos, comme toujours, sont ici

Trip - Days 6 to 7: Sofia

Je vous avez laissé sur mon départ pour Sofia, me revoilà après quelques jours d'une vie irlandaise bien remplie! Faut vraiment que je m'auto-discipline et que j'écrive plus régulièrement, à chaque fois je laisse passer le temps, et ça fait déjà plus d'une semaine que je n'ai rien écrit! Acceptez donc mes plus plates excuses, très chers lecteurs, mais partez du principe que je suis une grosse feignasse quand il s'agit de se poser et d'écrire, et on arrivera à s'entendre! Entre les essays à mon retour et un week end surprise dans le Connemara (j'écrirai là dessus plus tard, Inch'Allah), j'ai pas chômé!

détail de la cathédrale Alexandre Nevksy

Donc. Le bus. Je suis partie vers 21h d'Istanbul, au programme, 9h de route, un traversée de frontière, et une arrivée le lendemain matin à 8h30. Les bus turcs sont impeccables: thé ou café au départ, bar chocolat, chauffage, sièges confortables, et même une mini-télé (Cartoon Network en turc, c'était folklo!), le voyage se passe niquel chrome. Le passage à la frontière est toute ois laborieux, deux arrêts, deux contrôles, et une attente interminable en plein nuit, on va dire que j'ai pas dormi beaucoup! Cela dit, on se rend compte combien un passeport français est bien commode: pendant que les autres passagers du bus, majoritairement Turcs, doivent remplir des tonnes de paperasses, montrer leur passeport et leur autorisation de sortie ET d'entrée, un rapide coup d'oeil à mon passeport et une signature suffisent pour ma part.

Je rencontre un sympathique Géorgien en route pour je ne sais plus quel bled paumé pour y faire des affaires, qui m'offre un calendrier orthodoxe -much appreciated!- et entreprend l'explication des dates clés -à noter que Noël se fête le 7 janvier et le Nouvel An le 13, la religion orthodoxe utilisant toujours l'ancien calendrier! La communication se fait par dessin, gestes et un peu d'espagnol, ni lui ni moi ne parlant une langue dans laquelle nous puissions converser suffisamment afin de nous comprendre!

Une fois arrivée à Sofia, direction la gare pour prendre mon billet pour le train du soir en partance pour Belgrade et déposer mes bagages. Mes débuts à Sofia commencent mal: temps grisâtre, de la neige partout, des chaussures inadaptées au temps, et surtout, une superbe chute juste devant la gare, où je glisse et m'écrase lamentablement sur le sol. Je me trimbalerai un bleu énorme sur la hanche le reste du voyage -et qui fait diablement mal!

la cathédrale Alexandre Nevsky, merveille d'architecture

Me voilà donc en route pour le centre ville. J'avoue que suite à la chute du matin et au temps, j'étais quelque peu découragée. Gros moment de solitude, je venais de passer quatre jours fantastiques à Istanbul, et voilà que j'allais m'embarquer dans un voyage complètement fou, toute seule qui plus est. Disons le franchement, j'ai été tentée de faire demi-tour! Après avoir pris un chocolat -au goût très très étrange, on aurait dit du Nutella liquide, écoeurant!- je m'en vais visiter bon gré mal gré le musée archéologique, aux très belles pièces perses et byzantines, puis l'église Sveta Nedelya, absolument magnifique: entièrement décorée, des murs aux portes, du sol au plafond, à couper le souffle. Pas de photos décentes malheureusement, l'appareil photo étant interdit dans l'église -j'en ai pris une rapide quand même, discrètement, mais on ne se rend absolument pas compte de sa splendeur.

Premier contact avec le monde orthodoxe: dans toutes les églises où je suis allée, je fus témoin du même cérémonial. En entrant dans l'église, tout le monde passe à la boutique pour y acheter des cierges, et va les déposer au pied de l'icône à laquelle la prière s'adresse. Une fois la prière terminée, les icônes sont baisées trois fois, puis saluées, puis le signe de croix est fait trois fois avant de quitter l'église pour de bon. J'en ai même vu qui enchaînaient toutes les icônes!

Icône

Visite de la cathédrale Alexandre-Nevsky, l'un des chef d'œuvres de l'architecture byzantine, et l'église Rotunda de Sveti Georgi, époustouflante avec ses fresques datant du XIVe siècle, et certaines remontant au Xe!!! Là encore pas de photos, et c'est bien dommage... Je laisse votre imagination travailler!

Entre-temps, je me rachète des chaussures décentes -pour 13€, s'il vous plaît!- je bavarde avec une Bulgare parlant anglais et fan de Belgrade, et je fais la connaissance d'un Espagnol étudiant à Istanbul et y donnant des cours de cinéma et de photographie, venu à Sofia pour la journée. Il a l'air aussi paumé que moi, c'est rassurant!

Retour à la gare assez tôt, l'angoisse de rater mon train -ce qui a bien failli arriver, le tableau d'information étant écrit en cyrillique, et les annonces faites en Bulgare! Et bien sur, personne ne parlant anglais et des plates-formes impossibles à trouver! Je finis par demander à un Bulgare ne parlant pas un traître mot d'anglais, qui s'obstine à me parler dans sa langue, ce à quoi je ne répond bien sur que par des sourires et des coups d'oeil désespérés du genre "Je comprend rien à ce que tu racontes, garçon, ça sert à rien!" On finit tout de même par trouver le train -après avoir traversé la voie- et arrive trois jeunes Serbes qui -miracle!- parlent anglais. Ils me disent que pour 6€ de plus, un wagon couchette est disponible pour 4 personnes. Parfait, je vais pouvoir dormir, j'en ai besoin! Le plus fou, c'est que l'une d'entre eux est absolument fan de Cabrel -je vous jure! Après n'avoir enseigné quelques mots de Serbe et un bavardage fort sympathique, je tombe dans les bras de Morphée.

La suite plus tard, les photos ici

mercredi 13 janvier 2010

teaser!!!!

Attention mesdemoiselles, mesdames et messieurs!!! a venir un super article de votre devoue narratrice, qui ne narre pas tellement, au sujet du passionnant, du merveilleux, de l imprevisible, du depaysant meeeeetro du CAAAAIIIIIIRE! eh oui j adore le metro et je ne cache pas ma joie a l idee d y passer presqu une heure chaque jour!!!

Note : ce message est une tentative de motivation personnelle... mon ordinateur se trouvant la plupart du temps chez le voisin chez qui on vole plus facilement la connection d un autre voisin... ben l internet moi on est plus tres intimes...

Malesh ya gama'a! si je trouve une minute je vous raconte!

jeudi 7 janvier 2010

Trip - Days 1 to 5: Istanbul


Back from my wanderings! Ceux qui ont suivi l'histoire savent que je suis partie le 17 décembre, d'abord pour Istanbul, puis Sofia, Belgrade, Budapest, Prague, Vienne, pour finalement atterrir à Cologne pour le Nouvel An! Revenue dans la verte Erin, c'est le temps du feedback et des uploads de photos!

C'est simple: j'ai ADORE ce trip. C'était pas gagné d'avance, sachant que j'allais voyager seule, que j'avais quasiment rien de prévu, et que je suis très mauvaise à organiser les choses (et à me rappeler où je les ai mises, accessoirement. Ah, cette petite montée d'adrénaline quand on ne retrouve pas la carte bleue là où elle aurait dû être!). Bref, je savais juste que je devais être à Cologne pour le 31, le reste, c'était de l'impro. J'ai réservé les hostels avant de partir, histoire d'avoir quand même un toit où dormir (ben oui, c'est l'hiver, fait pas chaud, il ne fait pas bon dormir dehors!) et de pas payer plein pot sur place (d'ailleurs, je vous recommande Hostelworld, très très pratique, on peut trouver des hostels pour pas cher du tout!).

J'allais donc passer Noël pour la première fois sans la famille, qui est quand même LE truc familial de l'année chez nous: les cinq familles avec enfants et petits enfants se retrouvent chez les grands parents, on mange à s'en péter la panse, on rattrape les vies des uns et des autres, on s'extasie devant les poussées de croissance des uns, la garde-robe des autres, bref, le Noël traditionnel quoi. J'avais prévenu ma mère au début de l'année que je ne comptais pas rentrer en France, voulant utiliser mes vacances pour voyager au maximum. Je me suis donc mise en route le 17 décembre, pour Londres d'abord, puis Istanbul.

Sauf que... le sort a décidé de me jouer un tour à sa façon, et pour bien commencer le voyage, j'ai loupé mon vol pour Londres -tout ça à cause d'un stupide téléphone portable, que j'avais oublié sur mon lit, et dont j'avais besoin pour rester en contact avec ma mère, histoire qu'elle sache que je ne suis pas en train de me vider de mon sang dans le caniveau, et pour retrouver les amis que avec je devais entrer en contact une fois sur place. Ah, et aussi, parce que je pensais que le vol était à 15h40 (et non, 15h10, fermeture des portes à 14h40, mwahaha). Je suis donc arrivée 5 minutes avant que l'avion ne décolle, pas besoin de vous dire que je ne l'ai pas eu. Après avoir payé un extra de 119£ (!) et une attente de 2h, me voilà à Londres.

Sauf que... je n'étais pas dans le bon aéroport! Arrivée à Gatwick à 19h, je devais être à Stansted pour 21h30. Et la navette n'y arrivait qu'à 23h. Somebody pinch me. Je pouvais pas louper mon vol! Je fonce donc à la gare, on me donne un billet en me disant qu'en 2h, je peux y être. Ouf.

Sauf que... sur le billet, c'est écrit "from Gatwick to Stansted", et le train n'est pas direct. Où je descend, où je remonte, comment j'y arrive, j'en ai aucune idée. Adrénaline, quand tu nous tiens... Heureusement, la vie est belle, et un gentil monsieur assis à côté de moi dans le train me guide à travers le labyrinthe londonien, et j'arrive pile à temps pour attraper le second train pour l'aéroport. Une fois là bas, le vol à du retard, mais je m'en fiche, JE L'AI FAIT! Damn, plus jamais. La prochaine fois, j'oublie pas mon portable (et je regarde l'heure de départ, aussi, tant qu'à faire).

Me voilà donc dans l'avion, arrivée prévue à 4h de matin à Istanbul -j'arriverais en fait à 6h. Le gadget qui a trop la classe: la mini-télé qui indique où se trouve l'avion et ce qu'il survole. En gros, on est passé au dessus de toutes les villes que j'allais faire en bus/train. Bon, j'ai pas vu grand chose, parce qu'il faut savoir que tout moyen de transport me rend un tout petit somnolente, et que souvent, je ne vois rien du voyage. Mais les moments où je me suis réveillée, j'ai vu quand même! Première rencontre avec un Turc qui vit à Londres, qui parle turc (sans blague), anglais et français!

Sur le ferry

Une fois en Turquie, il me faut prendre le ferry pour "retourner" en Europe -pour ceux qui ne savent pas, Istanbul est divisée en deux, et est à la fois en Europe et en Asie- et je dois dire que cpmme arrivée, je n'aurais pas pu espérer mieux: il est 6h30 du mat, le soleil se lève, et je découvre Istanbul depuis un ferry! Je finis par retrouver Sarah -qui a eu du mal à se lever, il faut avouer, mais qui s'est levée quand même pour moi, je lui en suis très reconnaissante. Le reste de la journée n'est pas forcément digne d'intérêt, entre un début de rhume et une migraine, je suis allée me coucher!

Les jours qui suivent ont été plus productifs: Hagia Sofia, Mosquée Bleu, Grand Bazaar, le Palais Topkapi (prononcé topkapeu) -et la Sublime Porte! Amis Sciences Po, laissez moi vous dire qu'elle n'avait rien de sublime, cf photos! Mais bon, détour obligé, et petite pensée émue pour Toupin-Guyot (ou Tupin? jamais su!). Le reste du temps, j'ai bien profité de l'accalmie: discussions et thé chez des amis de Sarah, petits resto sympathiques au coin de la rue avec au choix, mezze, baklavas, böreks, et bien d'autres choses encore. Ça fait du bien d'être dans un pays où le mot "gastronomie" n'est pas vide de sens -non, la Guinness ne peut pas être considérée comme de la gastronomie irlandaise, même si on a l'impression de manger autant qu'on boit!- et où il y a du FROMAGE!

Baklavas et thé turc, comment prendre 5000 calories en 10 minutes

Bref, la dolce vita turque est bien sympathique, et je trouve la ville fascinante: ce mélange d'Europe et d'Orient donne un résultat étonnant. Rien qu'Hagia Sofia: à l'origine église orthodoxe, elle a été transformée en mosquée au fil du temps. Les arts et les cultures se mêlent et font d'Istanbul une ville bien particulière -qui plus est capitale européenne de la culture pour 2010, s'il vous plaît!

Dans le coin de petites anecdotes, le Grand Bazaar où il est impossible de marcher sans se faire inviter pour prendre le thé dans CHAQUE boutique -et je peux vous dire que y'en a pas mal-, les chats qui envahissent la ville -jamais vu autant!-, les lapins diseurs de bonne aventure -oui, je suis sérieuse-, les appels à la prière du muezzin -qui me charment toujours autant- les ferrys qui font office de bus -la classe, moi j'dis!-, les bars où on mange et boit encore dehors en hiver, et Atatürk partout -à ramener comme souvenirs!

Sarass en Thrace et moi avec!

Le séjour se finit pourtant, il faut donc se remettre en route. Le soir du 21, bus de nuit, direction Sofia!

**je pense que je vais diviser les posts, sinon je vais galérer avec les photos, et celui ci est déjà bien long à mon goût! Et puis il faut faire durer le plaisir :)

Pour les photos, faites un tour par