
Ça faisait un petit moment qu'avec une amie, on avait dans l'idée de partir une journée dans la campagne environnant Belfast, histoire de profiter des verts pâturages irlandais et d'un week end au bord de la mer. Mais pas question de partir en bus... c'est trop facile! Non, on voulait partir en stop. Alors quand on a appris qu'une bande de pote allait à Newcastle -charmante station balnéaire à une trentaine de miles de Belfast, où mer et montagne cohabitent- notre sang n'a fait qu'un tour (si si, je vous jure!): "on vous rejoint en stop, essayez de nous attendre, on sait vraiment pas à quelle heure on arrive."
La veille, on a avait préparé nos petits panneaux -un pour l'aller et un pour le retour, enveloppés dans une pochette plastique, au cas où il pleuvrait!- et rendez-vous 7h30 le lendemain matin. Sauf que... le lendemain matin, ben le soleil était pas au rendez-vous, lui. Au contraire, le ciel était chargé de nuage, le vent soufflait, et la pluie vous glaçait les os. Vous savez, ce genre de pluie toute fine qui ne vous trempe pas d'un coup, mais qui prend bien le temps de vous faire sentir qu'elle est là! Donc pas terrible pour commencer la journée, encore moins quand on a prévu de faire du stop. Mais ce qui est dit est dit, et c'est donc sous la pluie que nous nous mettons en route, bon gré mal gré. On avait repéré la route, histoire de pas se gourer de sens non plus. Après avoir marché une bonne heure et demi, on commence à s'éloigner un peu de la ville et a vraiment croiser des voitures en route pour la campagne.
Une fois trouvé l'endroit (c'est à dire où les voitures nous voit, c'est toujours mieux quand on veut faire du stop, mais aussi où elles peuvent s'arrêter sans que se soit dangereux), on se pose, on sort la pancarte et nos pouces, et on attend. Au bout d'à peine 10 minutes, un mec nous fait signe après s'être garé sur le côté, et nous invite à monter en nous expliquant avec un FORT accent irlandais qu'il ne va pas à Newcastle, mais qu'il va dans la même direction. Il nous dit le nom d'une ville, mais j'ai pas tout compris, sauf qu'on devra chercher une autre voiture. OK, pas de problème, et c'est parti.
Si vous vous rappelez bien, j'ai dit qu'il pleuvait. Le truc avec l'Irlande, c'est qu'il ne faut jamais baser ses projets en fonction du climat. Impossible, ça change tout le temps. Des amis devaient prendre le bus pendant que nous faisions du stop, et on devait se retrouver pour la rando, sauf qu'en voyant la pluie, ils ne sont finalement pas partis. Grave erreur! Il a fait beau toute la journée (bon et quand je dis beau, il a pas plu quoi, et y'avait pas mal d'éclaircis). Le moment où on s'est posé, il a arrêté de pleuvoir. Si c'est pas un signe ça!
Nous voilà donc partis avec ce gentil monsieur, qui dit s'appeler Marc et travailler la semaine à Belfast comme ingénieur dans la construction navale (de ce que j'ai cru comprendre, parce que l'accent nord-irlandais, c'est pas de la tarte). Le paysage qui défile est vraiment magnifique. La baie de Dundrum est à vous couper le souffle, rouge, bleu, vert, la mer, la montagne en arrière plan... Wow. Et il n'est que 9h du matin. La journée s'annonce bien!
On arrive finalement à Newcastle à 9h30. J'ai la ferme impression que Marc a fait un détour pour nous conduire là où on voulait être, parce que je suis persuadée avoir compris qu'il n'allait pas jusque là au début. Mais le plus fort, c'est qu'il tient absolument à nous donner 5£... pour qu'on prenne le bus au retour, et qu'on soit pas coincé en terre hostile. Hallucinant! Et pour deux nanas parties sous la pluie avec l'incertitudde d'arriver à temps (voir d'arriver tout court), être accueillies par l'étendue opaline de la mer, qui scintille sous le soleil (et oui, plus de pluie!), voir les Mourne Moutains en toile de fond, et en plus se retrouver avec un billet inattendu dans la poche, c'est le paradis.

Après avoir déambuler le long de la plage, en s'extasiant du paysages et en prenant des photos, on décide de s'enfiler un fry, histoire d'avoir le ventre plein pour la rando qui s'annonce! Pour ceux qui ne connaissent pas, le fry, c'est le déjeuner irlandais (très) nourrissant, avec bacon, haricots, oeuf, toasts, potato bread, black pudding, saucisse et plus encore! Autant vous dire qu'on a très bien mangé. Merci Marc pour ce délicieux petit-déjeuner!
La veille, on a avait préparé nos petits panneaux -un pour l'aller et un pour le retour, enveloppés dans une pochette plastique, au cas où il pleuvrait!- et rendez-vous 7h30 le lendemain matin. Sauf que... le lendemain matin, ben le soleil était pas au rendez-vous, lui. Au contraire, le ciel était chargé de nuage, le vent soufflait, et la pluie vous glaçait les os. Vous savez, ce genre de pluie toute fine qui ne vous trempe pas d'un coup, mais qui prend bien le temps de vous faire sentir qu'elle est là! Donc pas terrible pour commencer la journée, encore moins quand on a prévu de faire du stop. Mais ce qui est dit est dit, et c'est donc sous la pluie que nous nous mettons en route, bon gré mal gré. On avait repéré la route, histoire de pas se gourer de sens non plus. Après avoir marché une bonne heure et demi, on commence à s'éloigner un peu de la ville et a vraiment croiser des voitures en route pour la campagne.
Une fois trouvé l'endroit (c'est à dire où les voitures nous voit, c'est toujours mieux quand on veut faire du stop, mais aussi où elles peuvent s'arrêter sans que se soit dangereux), on se pose, on sort la pancarte et nos pouces, et on attend. Au bout d'à peine 10 minutes, un mec nous fait signe après s'être garé sur le côté, et nous invite à monter en nous expliquant avec un FORT accent irlandais qu'il ne va pas à Newcastle, mais qu'il va dans la même direction. Il nous dit le nom d'une ville, mais j'ai pas tout compris, sauf qu'on devra chercher une autre voiture. OK, pas de problème, et c'est parti.
Si vous vous rappelez bien, j'ai dit qu'il pleuvait. Le truc avec l'Irlande, c'est qu'il ne faut jamais baser ses projets en fonction du climat. Impossible, ça change tout le temps. Des amis devaient prendre le bus pendant que nous faisions du stop, et on devait se retrouver pour la rando, sauf qu'en voyant la pluie, ils ne sont finalement pas partis. Grave erreur! Il a fait beau toute la journée (bon et quand je dis beau, il a pas plu quoi, et y'avait pas mal d'éclaircis). Le moment où on s'est posé, il a arrêté de pleuvoir. Si c'est pas un signe ça!
Nous voilà donc partis avec ce gentil monsieur, qui dit s'appeler Marc et travailler la semaine à Belfast comme ingénieur dans la construction navale (de ce que j'ai cru comprendre, parce que l'accent nord-irlandais, c'est pas de la tarte). Le paysage qui défile est vraiment magnifique. La baie de Dundrum est à vous couper le souffle, rouge, bleu, vert, la mer, la montagne en arrière plan... Wow. Et il n'est que 9h du matin. La journée s'annonce bien!On arrive finalement à Newcastle à 9h30. J'ai la ferme impression que Marc a fait un détour pour nous conduire là où on voulait être, parce que je suis persuadée avoir compris qu'il n'allait pas jusque là au début. Mais le plus fort, c'est qu'il tient absolument à nous donner 5£... pour qu'on prenne le bus au retour, et qu'on soit pas coincé en terre hostile. Hallucinant! Et pour deux nanas parties sous la pluie avec l'incertitudde d'arriver à temps (voir d'arriver tout court), être accueillies par l'étendue opaline de la mer, qui scintille sous le soleil (et oui, plus de pluie!), voir les Mourne Moutains en toile de fond, et en plus se retrouver avec un billet inattendu dans la poche, c'est le paradis.

Après avoir déambuler le long de la plage, en s'extasiant du paysages et en prenant des photos, on décide de s'enfiler un fry, histoire d'avoir le ventre plein pour la rando qui s'annonce! Pour ceux qui ne connaissent pas, le fry, c'est le déjeuner irlandais (très) nourrissant, avec bacon, haricots, oeuf, toasts, potato bread, black pudding, saucisse et plus encore! Autant vous dire qu'on a très bien mangé. Merci Marc pour ce délicieux petit-déjeuner!
On retrouve le groupe sans trop de problème, et c'est parti pour la randonné dans les Mourne Mountains! Le panorama est vraiment superbe, ce mélange de montagne et de mer, le ciel... Et le vent! Wow, les bourrasques sont impressionnantes, on peut presque se laisser tomber en avant sans tomber, le vent souffle tellement fort! On croise plusieurs randonneurs qui descendent et qui nous disent de retourner dans la vallée, ça commence à devenir dangereux.
Après la pause pique-nique, le groupe se scinde en trois parties: un groupe repart vers la vallée, un autre continue le chemin de rando, et le troisième décide de grimper sur une des montagnes. Je fais partie du troisième groupe, et c'est à trois que nous nous lançons vers l'ascension... J'avais déjà fait ça au Connemara, et je savais que j'allais en baver, mais jeez, on ne se rappelle combien on a morflé que lorsqu'on grimpe! Les mollets travaillent dur, et je me répète toutes les deux minutes " mais qu'est-ce que je fais làaaaaa, je suis complètement malade, je vais mourir d'épuisement avant de voir le sommet!" On croise quelques moutons qui ont l'air de se demander ce qu'on fait là, et j'aperçois au loin un petit groupe d'alpinistes avec tout le matos qu'il faut (enfin je devine, parce qu'ils sont super haut!). Le vent, même s'il est frigorifiant, nous aide en nous soulevant presque. C'est dire si ça souffle! Nous voilà en haut, et la vue est magnifique. Le bocage au loin, Newcastle en bas, la mer qui s'étend à perte de vue... Ça en valait la peine!
La descente maintenant. Bien plus facile que la montée. Mais attention au vent... On tombe tous les trois comme des mouches dès qu'une bourrasque de vent plus forte que les autres se prend l'envie de montrer le bout de son nez! C'est assez comique d'ailleurs... Enfin bref, après deux grands écarts, trois chevilles tordues et au moins une bonne quinzaine de dérapages, on arrive enfin en bas. Et quand on se retourne, on est fier de se dire qu'on a été tout là haut!Retour en stop bien sur, le bus coûtant 7£ et s'arrêtant dans chaque petit bled paumé le long de la route. On croise nos amis qui eux s'en retournent en bus... Qu'à cela ne tienne, on a pas à attendre longtemps, une fois sortie la pancarte confectionnée avec nos petites mains, Une voiture s'arrête à peine 5 minutes après... causant un embouteillage parce que la nana doit sortir ranger ce qui se trouve sur les sièges arrière pour le mettre dans le coffre! Adorable, elle nous demande où on veut qu'elle nous dépose, et après lui avoir dit que cela importait peu une fois qu'était à Belfast, elle nous dit "Je peux vous déposer à ... (j'ai pas saisi le nom) et après vous prenez le bus pour le centre ville. Quoique je peut faire un détour, c'est pas très grave. Vous habitez où?". Finalement, elle nous dépose quasiment devant chez nous, non sans nous avoir montré tous les coins à voir le long de la route et les endroits intéressants (genre musée, plan d'eau, ferme de papillons et j'en passe...). Finalement, on arrive bien avant le bus (qu'on a croisé d'ailleurs), et déposé devant la porte. Que demander de plus.
Le bilan: 2,5£ de dépenser pour une superbe journée à la plage et à la montagne. On était même pas obligé de débourser en plus, mais nos estomacs (gourmandise?) ont parlé. Je crois qu'à partir de maintenant, tous mes voyages en Irlande se feront en stop. Gratuit et rencontres assurées. Et si on me dit que c'est dangereux... je répondrai que c'est comme tout!
Une très belle journée visiblement ! Y'a pas à dire, le stop, c'est vraiment l'idéal pour rencontrer les "locaux" et s'imprégner de la culture du pays. La générosité des Irlandais ne m'étonne pas, profite bien de tes voyages, de belles rencontres t'attendent !
RépondreSupprimerMais heureusement que tu l'as faite cette fichue randonnée! non mais! tu veux pas qu'on t'applaudisse non plus! avec ce que t'avais manger avant, c'était la moindre des choses!
RépondreSupprimerJ'ai le commentaire adorable ce soir!
Je t'aime mon chon d'amour!
Vive la tourbière du connemara !! Bonne journée à ce que je vois =)
RépondreSupprimerJ'ai pensé à nous à ce moment là! Ce qu'on en avait ch***! Mais une fois en haut, ça valait vraiment le coup :)
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