On m'avait prévenu avant de partir qu'il fallait que je fasse attention à l'argent que j'emmenais là-bas sous peine qu'on ne me le refuse. Je veux dire par là que c'est toujours la livre sterling, mais si c'est pas la bonne, ben ça marchera pas! Il faut savoir qu'à l'instar de l'euro, le Royaume-Uni a adapté la livre en fonction des régions. Ainsi, on trouvera la livre nord irlandaise, la livre anglaise et la livre écossaise. L'ironie de la chose, c'est que bien que Londres ait tellement bataillé pour garder l'Irlande sous sa coupe, peu de Londoniens reconnaissent la livre nord irlandaise comme une livre en circulation. D'où les malentendus, regards perplexes et suspicions de contrefaçon dès qu'on leur présente un billet où la tête de la Reine n'a pas l'honneur d'y figurer.
la livre anglaise
la livre nord-irlandaise, par l'Ulster bankBref, jeudi après-midi, direction Londres où je vais rejoindre Audrey, pour un programme qui durera jusqu'au lundi matin! Rencontre compliquée, elle était en répétition au Royal College of Music, et moi dans le bus qui met des heures à arriver au centre de Londres (mon Dieu, mais quel trafic! C'est là qu'on se rend compte que Belfast est vraiment, vraiment une ville sympa et quasi rurale, comparée à la monstruosité de la capitale anglaise qui n'en finit pas de s'étendre et de déployer ses tentacules, avec la circulation de dingue que ça implique.) Bref, je suis quand même arrivé à bon port, et après avoir pris le métro londonien (aaaaaaaaargh, 4£ le billet simple en zone 1!!!), me voilà chez Audrey, qui paye 700£ une chambre de quoi, allez, 15m2, avec cuisine et salle de bain compris dans la surface! -pour ceux qui n'auraient pas compris les hints, Londres, c'est quand même vachement cher...
Le lendemain, après être restée une heure à une répétition d'Il Pastor Fido pour y voir chanter Audrey -qui ne chantera finalement pas, puisque le metteur en scène a focalisé la répèt sur les danses baroques-, et je m'éclipse pour aller faire un tour dans Hyde Park, juste en face, qui me tend les bras. C'est tout simplement magique. Le soleil, cette journée d'hiver où l'on sent poindre le timide printemps, où le froid vous mord la peau mais le temps sec et ensoleillé vous donne l'envie de vous mettra à courir et à crier. Bref, balade magnifique où j'aperçois écureuils et autres joggeurs, et même un cygne solitaire.
Le lendemain, après être restée une heure à une répétition d'Il Pastor Fido pour y voir chanter Audrey -qui ne chantera finalement pas, puisque le metteur en scène a focalisé la répèt sur les danses baroques-, et je m'éclipse pour aller faire un tour dans Hyde Park, juste en face, qui me tend les bras. C'est tout simplement magique. Le soleil, cette journée d'hiver où l'on sent poindre le timide printemps, où le froid vous mord la peau mais le temps sec et ensoleillé vous donne l'envie de vous mettra à courir et à crier. Bref, balade magnifique où j'aperçois écureuils et autres joggeurs, et même un cygne solitaire.

Le lendemain, programme chargé: alors qu'Audrey doit rester se reposer dû à une vilaine blessure au dos, j'entreprend la conquête de Londres. Premier impératif: le British Museum. Ça fait des années que je rêve d'y aller. Ça ne manque pas, c'est absolument magnifique. Entièrement gratuit, ainsi que le sont tous les musées au Royaume-Uni si je ne m'abuse, il recèle des trésors de l'Antiquité dans un état de préservation incroyable. Sphinx à tête humaine, frises égyptiennes et temples grecs se bousculent, c'est en presque trop. Pauvre monde, les Européens ont pillé tes richesses pour les mettre dans un musée, et ironie de l'Histoire, où les populations qui devraient en être les héritières viennent faire la queue pour apercevoir leur patrimoine! M'enfin on va pas se plaindre, c'est toujours debout, et c'est bien conservé.
Subjuguée par les fresques perses sur la chasse aux lionsAprès deux heures de visite, je me décide à sortir, tellement il fait beau que ça serait dommage de rater ça -surtout que ça risque de pas durer, hein, on est quand même à Londres! Au gré des rues, sans sortir la carte, je me dirige vers Covent Garden, on croisant sur ma route les fameuses cabines téléphoniques rouges et les bus à deux étages, véritables emblèmes de l'Angleterre. Londres est décidément une ville magnifique qui me séduit de plus en plus -sûr, le soleil y joue un peu, mais je ne me rappelais pas de la splendeur architecturale des rues et de atmosphère toute victorienne de certains quartiers. Une fois à Covent Garden, je m'y attarde un moment pour y voir Chaplin jouer avec des enfants -mon Dieu, désespérément lents d'esprit, j'en ai eu pitié pour lui!- et quelques bateleurs crachant le feu et exécutant pirouettes. Trop tard pour entrer au Royal Opera House, fermé au public, tant pis, je prend quelques photos, me disant mentalement que tôt ou tard, j'y serais pour un opéra!
Je reprend ma route, et atteint je ne sais comment Trafalgar Square, où l'Amiral Nelson ne manque pas de me narguer de son perchoir, et où je décide de me reposer près des fontaines. La combinaison de la lumière et de l'eau donne un résultat surprenant, et c'est le coeur léger que je me dirige vers la Tamise. Remontant son cours, j'arrive au pied de Big Ben et des Houses of Parliament. Sur ma droite, Westminster Abbey. Plus loin, sur l'autre rive, London Eye me fait les yeux doux. C'est quand même à vous couper le souffle. Je pousse jusqu'à Buckingham Palace, histoire de dire que je l'ai fait, et j'assiste au coucher de soleil sur le palais royal. Ne reste plus qu'à retourner à Victoria Station pour prendre le métro et rentrer au bercail. Inutile de vous dire que j'avais les jambes en compotes en arrivant! La journée se conclut par un récital, magnifique, sur un nuage. I love London.

Je reprend ma route, et atteint je ne sais comment Trafalgar Square, où l'Amiral Nelson ne manque pas de me narguer de son perchoir, et où je décide de me reposer près des fontaines. La combinaison de la lumière et de l'eau donne un résultat surprenant, et c'est le coeur léger que je me dirige vers la Tamise. Remontant son cours, j'arrive au pied de Big Ben et des Houses of Parliament. Sur ma droite, Westminster Abbey. Plus loin, sur l'autre rive, London Eye me fait les yeux doux. C'est quand même à vous couper le souffle. Je pousse jusqu'à Buckingham Palace, histoire de dire que je l'ai fait, et j'assiste au coucher de soleil sur le palais royal. Ne reste plus qu'à retourner à Victoria Station pour prendre le métro et rentrer au bercail. Inutile de vous dire que j'avais les jambes en compotes en arrivant! La journée se conclut par un récital, magnifique, sur un nuage. I love London.


Bref, impressionnante Tour de Londres, bref aperçu de la Porte des Traîtres -petite pensée pour Ann Boleyn et Elizabeth 1ère, qui toutes deux ont eu à la franchir, l'une s'en sortant nettement mieux que l'autre- et splendeur de Tower Bridge, qui dénote comparé aux autres ponts un poil faiblards. J'emprunte le chemin de la Tamise -attention, entre joggeurs et cyclistes, c'est pas facile de circuler pour les pauvres piétons que nous sommes!- pour arriver devant St Paul's Cathedral (là encore, 15£). Après, je sais pas comment j'ai fait, mais je suis retomber sur Covent Garden, qui est pourtant à perpèt de la cathédrale, puis tentative -réussie- de rejoindre Audrey pour aller voir ensemble la répétition des Noces de Figaro le soir.
Retour en panique le lundi matin, où je rate mon avion -encore- mais où j'arrive quand même saine et sauf à Belfast. Va vraiment falloir que j'arrête de rater mes vols, parce que ça commence à faire mal au porte-monnaie! Ceci dit, je dois être atteinte de la malédiction des transports, parce qu'à chaque fois que je suis à la bourre et que j'aurais besoin d'un ptit coup de pouce, je me farcis la pire de malchance côté travaux, retard et correspondance. De quoi se poser des questions.
Pour les photos, c'est par ici Sachant que j'en ai pris quasi 300, soyez reconnaissants de cette petite sélection des meilleurs clichés :)
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