jeudi 18 mars 2010

Old Paddy's Day

Si je vous dis 17 mars, vous me répondez? Saint Patrick's Day, bien sûr!

Mais c'est quoi la Saint Patrick? Je vous vois venir avec vos gros sabots, "c'est une excuse pour boire encore plus que d'habitude"... Bon, c'est pas totalement faux, c'est quand même LE truc que tout le monde fait pendant la Saint Patrick, aller aux pubs et boire des Guinness (ou autre, on est pas chauvin!)!

Sinon, il faut savoir (mais ça, j'ose espérer que tout le monde le sait!) que Saint Patrick est le patron de l'Irlande, qu'il est venu christianiser en douceur au 5e siècle de notre ère. Le 17 mars, jour de sa mort, est devenu une fête nationale et un jour férié en Irlande au début du 17è siècle. La tradition veut que le jour de la Saint Patrick venu, on porte sur soi un peu de vert. Le trèfle, symbole de l'Irlande, l'est encore plus lors des célébrations (pour la ptite histoire, on raconte que Saint Patrick aurait expliqué le concept de Trinité aux païens Irlandais en utilisant le trèfle à trois feuilles!).


J'ai donc décidé de me rendre à Dublin pour la Saint Patrick, qui est quand même THE place to be pour ce genre d'évènement. Bon, on a loupé la parade, qui apparemment ressemblait pas à grand chose et était un grand fourre-tout de tout et n'importe quoi, mais on est arrivé à temps pour profiter la folie post-parade! Bon, il devait y avoir plus d'étrangers que de Dublinois -ça parlait espagnol à tous les coins de rues- mais c'était chouette quand même! Et des policiers partout aussi, comme on a pas le droit de boire sur la voie publique en Irlande, ils ont eu du boulot! Et puis certaines bouteilles ont réussi à passer sans être vues, les gens sont inventifs dans ce genre de situation!
Au programme donc, pub-crawl (lire tournée des bars) où je rejoins des amis de-ci de-là. pour quelques pintes. Les pubs était surpeuplés, impossible de se déplacer, et avec un verre à la main, c'était encore plus laborieux! L'ambiance était magique, voire même carrément dingue.

Saint Patrick's Day est fêté partout à travers la globe, les plus grosses célébrations se trouvant aux USA -avec pas loin des 40 millions réclamant un héritage Irlandais, ça fait une grosse communauté prête relier avec ses racines, pas étonnant donc. A Chicago, et à New York la tradition est de teindre la rivière en vert, Seattle fait de même avec ses passages piétons... Bref, c'est juste énorme!

vendredi 12 mars 2010

The City

Étant à Belfast, on ne peut décemment pas manquer d'aller faire un tour à Londres. C'est après tout le centre politique du Royaume-Uni (parce que oui, politiquement parlant, je suis au Royaume-Uni, même si ça m'écorche la bouche de le dire), et puis à vol d'oiseau, c'est la porte à côté, en avion, c'est à peine 2h! Ryanair se fait donc un plaisir de desservir la capitale londonienne de notre petite ville provinciale irlandaise à bas prix (26£ un aller/retour, c'est quand même donné, Rennes-Paris me coûte deux fois plus cher!) . Bon, y'a toujours les arnaques à la Ryanair, donc pas de bagage en soute, pas d'assurance, et atterrissage à trois plombes de Londres, mais bon, faut savoir ce qu'on veut aussi!

On m'avait prévenu avant de partir qu'il fallait que je fasse attention à l'argent que j'emmenais là-bas sous peine qu'on ne me le refuse. Je veux dire par là que c'est toujours la livre sterling, mais si c'est pas la bonne, ben ça marchera pas! Il faut savoir qu'à l'instar de l'euro, le Royaume-Uni a adapté la livre en fonction des régions. Ainsi, on trouvera la livre nord irlandaise, la livre anglaise et la livre écossaise. L'ironie de la chose, c'est que bien que Londres ait tellement bataillé pour garder l'Irlande sous sa coupe, peu de Londoniens reconnaissent la livre nord irlandaise comme une livre en circulation. D'où les malentendus, regards perplexes et suspicions de contrefaçon dès qu'on leur présente un billet où la tête de la Reine n'a pas l'honneur d'y figurer.
la livre anglaise

la livre nord-irlandaise, par l'Ulster bank

Bref, jeudi après-midi, direction Londres où je vais rejoindre Audrey, pour un programme qui durera jusqu'au lundi matin! Rencontre compliquée, elle était en répétition au Royal College of Music, et moi dans le bus qui met des heures à arriver au centre de Londres (mon Dieu, mais quel trafic! C'est là qu'on se rend compte que Belfast est vraiment, vraiment une ville sympa et quasi rurale, comparée à la monstruosité de la capitale anglaise qui n'en finit pas de s'étendre et de déployer ses tentacules, avec la circulation de dingue que ça implique.) Bref, je suis quand même arrivé à bon port, et après avoir pris le métro londonien (aaaaaaaaargh, 4£ le billet simple en zone 1!!!), me voilà chez Audrey, qui paye 700£ une chambre de quoi, allez, 15m2, avec cuisine et salle de bain compris dans la surface! -pour ceux qui n'auraient pas compris les hints, Londres, c'est quand même vachement cher...

Le lendemain, après être restée une heure à une répétition d'Il Pastor Fido pour y voir chanter Audrey -qui ne chantera finalement pas, puisque le metteur en scène a focalisé la répèt sur les danses baroques-, et je m'éclipse pour aller faire un tour dans Hyde Park, juste en face, qui me tend les bras. C'est tout simplement magique. Le soleil, cette journée d'hiver où l'on sent poindre le timide printemps, où le froid vous mord la peau mais le temps sec et ensoleillé vous donne l'envie de vous mettra à courir et à crier. Bref, balade magnifique où j'aperçois écureuils et autres joggeurs, et même un cygne solitaire.


Le lendemain, programme chargé: alors qu'Audrey doit rester se reposer dû à une vilaine blessure au dos, j'entreprend la conquête de Londres. Premier impératif: le British Museum. Ça fait des années que je rêve d'y aller. Ça ne manque pas, c'est absolument magnifique. Entièrement gratuit, ainsi que le sont tous les musées au Royaume-Uni si je ne m'abuse, il recèle des trésors de l'Antiquité dans un état de préservation incroyable. Sphinx à tête humaine, frises égyptiennes et temples grecs se bousculent, c'est en presque trop. Pauvre monde, les Européens ont pillé tes richesses pour les mettre dans un musée, et ironie de l'Histoire, où les populations qui devraient en être les héritières viennent faire la queue pour apercevoir leur patrimoine! M'enfin on va pas se plaindre, c'est toujours debout, et c'est bien conservé.

Subjuguée par les fresques perses sur la chasse aux lions

Après deux heures de visite, je me décide à sortir, tellement il fait beau que ça serait dommage de rater ça -surtout que ça risque de pas durer, hein, on est quand même à Londres! Au gré des rues, sans sortir la carte, je me dirige vers Covent Garden, on croisant sur ma route les fameuses cabines téléphoniques rouges et les bus à deux étages, véritables emblèmes de l'Angleterre. Londres est décidément une ville magnifique qui me séduit de plus en plus -sûr, le soleil y joue un peu, mais je ne me rappelais pas de la splendeur architecturale des rues et de atmosphère toute victorienne de certains quartiers. Une fois à Covent Garden, je m'y attarde un moment pour y voir Chaplin jouer avec des enfants -mon Dieu, désespérément lents d'esprit, j'en ai eu pitié pour lui!- et quelques bateleurs crachant le feu et exécutant pirouettes. Trop tard pour entrer au Royal Opera House, fermé au public, tant pis, je prend quelques photos, me disant mentalement que tôt ou tard, j'y serais pour un opéra!

Je reprend ma route, et atteint je ne sais comment Trafalgar Square, où l'Amiral Nelson ne manque pas de me narguer de son perchoir, et où je décide de me reposer près des fontaines. La combinaison de la lumière et de l'eau donne un résultat surprenant, et c'est le coeur léger que je me dirige vers la Tamise. Remontant son cours, j'arrive au pied de Big Ben et des Houses of Parliament. Sur ma droite, Westminster Abbey. Plus loin, sur l'autre rive, London Eye me fait les yeux doux. C'est quand même à vous couper le souffle. Je pousse jusqu'à Buckingham Palace, histoire de dire que je l'ai fait, et j'assiste au coucher de soleil sur le palais royal. Ne reste plus qu'à retourner à Victoria Station pour prendre le métro et rentrer au bercail. Inutile de vous dire que j'avais les jambes en compotes en arrivant! La journée se conclut par un récital, magnifique, sur un nuage. I love London.


Jour suivant, même programme: chargé! Direction l'est du centre ville, Tower of London et London Bridge! Et c'est là que je me rend compte (ou plutôt, que ça confirme l'opinion que je me faisais), le gouvernement britannique prend les touristes pour des pigeons. 15£ l'entrée pour la Tour de Londres (OK, je veux bien voir les Joyaux de la Couronne, mais pas pour 15£, non, merci, faut pas pousser non plus:), Tower Bridge, 10£, sans compter Westminster Abbey, 15£ aussi (bon, on peut y entrer gratis quand y'a une messe, mais faut vouloir se farcir les deux heures de jérémiades du curée), Buckingham Palace, 20£, Madame Tussaud, 15£... Bref, le touriste intelligent est le touriste qui reste dehors! Surtout qu'on profite tout aussi bien.


Bref, impressionnante Tour de Londres, bref aperçu de la Porte des Traîtres -petite pensée pour Ann Boleyn et Elizabeth 1ère, qui toutes deux ont eu à la franchir, l'une s'en sortant nettement mieux que l'autre- et splendeur de Tower Bridge, qui dénote comparé aux autres ponts un poil faiblards. J'emprunte le chemin de la Tamise -attention, entre joggeurs et cyclistes, c'est pas facile de circuler pour les pauvres piétons que nous sommes!- pour arriver devant St Paul's Cathedral (là encore, 15£). Après, je sais pas comment j'ai fait, mais je suis retomber sur Covent Garden, qui est pourtant à perpèt de la cathédrale, puis tentative -réussie- de rejoindre Audrey pour aller voir ensemble la répétition des Noces de Figaro le soir.

Retour en panique le lundi matin, où je rate mon avion -encore- mais où j'arrive quand même saine et sauf à Belfast. Va vraiment falloir que j'arrête de rater mes vols, parce que ça commence à faire mal au porte-monnaie! Ceci dit, je dois être atteinte de la malédiction des transports, parce qu'à chaque fois que je suis à la bourre et que j'aurais besoin d'un ptit coup de pouce, je me farcis la pire de malchance côté travaux, retard et correspondance. De quoi se poser des questions.

Pour les photos, c'est par ici Sachant que j'en ai pris quasi 300, soyez reconnaissants de cette petite sélection des meilleurs clichés :)

dimanche 21 février 2010

L'Anglais pratique - 1ère édition

Que tout aspirant à la vie nord-irlandaise ou à un séjour dans la verte Erin du Nord prenne connaissance de ce qui suit -un homme averti en vaut deux, et tant qu'à faire, ça peut toujours servir.

Nous avons tous plus ou moins les bases lorsqu'il s'agit de parler anglais, que l'on baragouine "My taylor is rich" ou que l'on déclame avec passion "Shall I compare thee to a summer's day?". Notre merveilleux système scolaire prévoit dans l'emploi du temps de tout élève français quelques heures consacrées à l'apprentissage de cette langue barbare -ô combien massacrée par les francophones de tout pays, il faut le dire- devenue en quelques années la langue internationale et de plus en plus incontournable. Bref, l'anglais, tout le monde connaît.

Sauf que rien, lors de ces chères heures où notre professeur tentait de nous expliquer dans quelle mesure la différence entre les voyelles courtes et les voyelles longues pouvaient nous éviter les regards perplexes de nos interlocuteurs, rien ne pourra vous préparer au patois local: j'ai nommé the northern irish accent!

Une petite mise en bouche

Et encore, c'est pas le plus difficile. Imaginez vous dans une classe de 13 étudiants, vous êtes le seul Erasmus du tuto, c'est assez folklo. Non seulement, les Nord Irlandais ont tendance à parler une vitesse qui dépasse tout entendement -je me suis souvent entendu dire dans mon adolescences que je parlais trop vite, ben mon vieux, c'était rien comparé aux mitraillettes d'ici!- mais en plus, la prononciation n'a absolument rien à voir avec celle que l'on nous enseigne.

Exemple. Au lieu de dire "shower" -phonétiquement, "sha-weur"- ici on dira "shour". C'est valable "hour", "tower", bref, vous avez saisi. "Now", que l'on prononcerait "na-o" se dira "noï". Idem pour "cow", "brown, 'how", etc... Bref, je pourrais en écrire des tartines, et encore, ce genre de prononciation ne serait valable que pour Belfast et ses environs, ailleurs, ça serait encore différent!

C'est ça le plus fou, c'est que chaque région à son propre accent -les habitants de Derry étant réputés les pires, même leurs compatriotes ne les comprennent pas! Belfast, Coleraine, Tyrone, Omagh, un bon Nord Irlandais saura deviner la ville natale de son interlocuteur en fonction des expressions utilisées et de sa prononciation. Les accents permettent également de déduire s'il vient d'une zone catholique ou protestante, et ainsi d'agir en conséquence -c'est encore un autre sujet, mais j'ai des amis Nord-Irlandais qui se sont fait refuser l'entrée en boîte de nuit par le videur parce qu'ils étaient Catholiques! Comment l'a-t-il su? Par l'accent.

Vivre en Irlande du Nord entraîne également son lot d'expressions locales. L'image ci dessous en fait en bon récapitulatif:

Traduction:

"What's the craic?", la phrase la plus importante, apprise dès les premiers jours, signifiant grosso modo "What's up?" ou "'What's the fun?", à laquelle on se doit de répondre "The craic's ninety!" pour dire que ça va bien!

"'Bout ye?" pour "How about you?" -je vous avais prévenu.

"You're a geg" pour "You're funny/idiot"

"It's weeker!" pour "It's really good"

Vous l'aurez compris, des expressiosns qui laissent perplexes lors de la première rencontre! Aussi, "no worries" ou "a wee bit", très très Nord-Irlandais.

Bref, j'ai encore des surprises et des difficultés de compréhension, mais une fois qu'on s'y est fait, c'est assez plaisant à l'oreille, voire même carrément sympathique. Sur ce, see you later folks!

vendredi 12 février 2010

Trip - Days 13 to 14: Prague

Arrivée à l'hôtel, ça commence déjà fort: super ambiance, salle de cinéma, sauna et piscine... Tout ça pour pas cher! J'aime. Un peu excentré, mais bien desservi par le tram . D'ailleurs, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis une grande fan de tram, j'ai littéralement tanné Sarah quand j'étais à Istanbul pour qu'on le prenne au moins une fois -j'adore le tram d'Istanbul, rétro tout comme il faut! Bref, je partage ma chambre avec une Sud Coréenne étudiant en Allemagne et une Argentine en voyage qui parle français, avec qui je sympathise tout de suite. Elle prévoient une visite de la ville le lendemain, mais je décide de continuer à voyager seule. J'ai fait du chemin depuis Sofia, et j'apprécie de plus en plus l'indépendance que la solitude offre. Personne à attendre, aucune concession à faire, libre d'aller où je veux et de visiter ce que j'ai envie... La journée se termine tranquillement dans la salle commune, à regarder Prague se couvrir de son blanc manteau alors que les flocons de neige tourbillonnent au gré du vent.

Vue de Prague depuis la vieille ville

Tram le lendemain matin, direction le château de Prague et la vieille ville! Premier choc: les hordes de touristes qui arpentent les rues. Deuxième choc: les touristes qui sont presque toujours en groupes de 20 ou 30. Horrible! Pas moyen de faire une seule photo sans qu'il n'y ait un clampin dessus. Du coup, je suis obligée de viser au dessus des têtes. Moi qui aime les voyages où je me sens la seule étrangère, où le fait d'être un touriste -je lui préfère d'ailleurs voyageur ou baroudeur, beaucoup plus sympathique à mon sens- ne pose aucun problème, ici j'ai tout faux Les pauvres Praguois qui voient défiler ces cohortes sans fin, je comprend qu'ils en ai marre. Certes, Prague est magnifique, mais franchement, Budapest est 10 fois, 100 fois plus agréable et beaucoup moins touristique. Bref. Les touristes, j'aime pas.

Le château est très chouette cependant, et c'est vrai que Prague a décidément bien du charme. En ce début de matinée, soleil et brouillard se mêlent et ajoutent un zeste de poésie à ce qui m'entoure. La vue depuis pont Charles -touristes, touristes, et encore touristes!- est tout simplement à vous couper le souffle.

Sur le pont Charles

Je suis surprise de voir à quel point Prague regorge de concerts à chaque coin de rues. Je me retrouve avec un paquet de tracts pour les concerts du soir, auxquels je ne peux pas aller, -opéra ce soir!- bien que très alléchants. C'est comme ça que je rencontre un Tchèque fort sympathique, qui me dit adorer la France, et avec qui je parle français! Il me fait entrer gratuitement au Clementinum, alors qu'à a base, c'était quelque chose comme 10€ et une demi heure d'attente. Sympa! Je file ensuite vers l'observatoire astronomique, où l'on peut voir tout Prague -et où, il faut le souligner, j'évite une belle chute dans les escaliers en colimaçon!

Direction le quartier juif, où je découvre avec stupéfaction qu'il faut payer pour entrer dans la synagogue -c'est un truc que j'ai jamais compris ça, faire payer pour entrer dans un lieu de culte. Etant un peu radine sur les bords et surtout étudiante fauchée, j'opte pour rester dehors et déambuler le long des rues.

L'horloge astronomique de la vieille ville

Opéra le soir, j'avais repéré qu'ils jouaient Tosca -mon opéra favori-, donc pas question de rater ça! En achetant les billets, je retrouve la famille Américaine qui n'avait pas pu monter dans les bus -quand je vous dit que ce voyage a été fait de belles coïncidences: combien j'avais de chance de les recroiser?! Je me retrouve dans une loge avec d'autres Français, dont l'un travaille à Prague depuis quelques années et qui m'offre un verre de champagne à l'entracte.

Décollage le lendemain pour Cologne, où je retrouve Lisa, avec qui je passerai le Nouvel An, puis quelques jours en Allemagne pour récupérer, commencer mes essais dû incessamment sous peu, et retour à la réalité. Pour les photos de Prague, c'est ici

J'aurais traversé sept pays différents, manipulés 6 monnaies -j'ai encore des tonnes de pièces sur mon bureau en leva, lira, couronne, euro et autre- et parcouru quelque chose comme 5826 kilomètres. Et une immense sentiment de satisfaction en pensant que j'ai fait le chemin d'Istanbul à Cologne toute seule, en solitaire, comme une grande! Prochain voyage: Chicago, New York et Toronto ;)

vendredi 5 février 2010

Trip - Days 11 to 12: Vienna

Schonnbrünn vu des jardins

Au revoir Budapest, bonjour Vienne! Résa du bus faite sur Internet et billet en main, direction la gare routière, à destination la capitale autrichienne. Bon, je m'étais gourée dans ma résa -j'avais booké le mauvais jour...- et j'ai du racheter un billet, mais c'est pas grave, du moment que je suis dedans! J'avais repéré avant de partir l'itinéraire entre l'arrêt à Vienne et l'auberge de jeunesse que j'avais réservé, sauf que... Vienne est un tout petit plus grande que Budapest, et c'est pas évident de s'en rendre compte sur Google Maps... Du coup j'ai marché pendant trois plombes, et je me suis perdue! Bon, j'ai quand même réussi à trouver l'hostel, sauf que... ben j'aime pas. Faut payer pour tout, pour Internet, pour le petit-dèj, pour la clef de chambre... Et tout est trop propre, trop proper, trop clean. Comparé à Budapest, où l'ambiance était vraiment bon enfant et très détendue, la transition est brutale. Bref, mon séjour ne commence pas bien!

Comme le soleil est déjà couché une fois installée, je décide de rester à l'hôtel, histoire de me poser un peu et d'organiser ma journée du lendemain, sachant que j'ai beaucoup de choses à faire en seulement une journée. Je rencontre une New Yorkaise très sympathique et une Canadienne fana d'opéra, qui se trouve être une très grande fan de Natalie Dessay! Elle revenait du Staatsoper où elle avait vu Simon Keenlyside pour seulement 3€. Ma soirée du lendemain est ainsi décidée, comme c'est si peu cher, j'irais voir Casse Noisette! Une fois revenue dans le dortoir, je rencontre deux Allemands complètement barges avec qui on papote pas mal. Ma soirée à Vienne se révèle plus agréable que mon arrivée!

Lendemain matin, direction le légendaire palais de Schonbrünn, où Sissi a passé quelques années de sa vie. Une queue monstrueuse pour les billets, des touristes partout... et pourtant, on est en décembre! L'été doit être terrible. J'opte pour la visite complète, impressionnant mais limite trop pompeux pour moi qui préfère la délicatesse turque ou le charme balkanique. Ceci dit, la salle de ball m'a laissé sans voix.

La salle de bal. Bien sur, je n'ai pas pris cette photo, sinon y'aurait des touristes partout!

Les jardins me séduisent déjà plus. Je m'imagine très bien en été, flâner le long des allées et paresser adossée à un arbre, lisant un livre ou papoter avec des amis. Les Viennois ont bien conscience de la perle à leur portée, puisque je croise beaucoup de joggers ou d'étudiants en arts croquant statues ou monuments. En jetant un coup d'œil à mes photos, je m'aperçois que la lumière est absolument magnifique. Je sais pas si c'est la Belfast influence, mais je suis de plus en plus sensible à la lumière, et notamment aux variations de lumière filtrée par les nuages. Bref, c'était un matin tout à fait enchanteur.

Ayant fait une stupide manip avec mes photos de retour à Belfast, j'ai perdu hélas la plupart de mes clichés de Vienne -une bonne raison pour y retourner!- donc pas de photos de Strauss ni de Mozart, auxquels je suis allée rendre visite! Palais des Habsburg, Staatsoper où je fais la visite guidée -incroyables salles pour l'entracte, richement décorée et à couper le souffle!- en gros balade dans le centre ville où je ne cesse de croiser les calèches viennoises pleines de touristes, avec toujours cette étonnante lumière. La soirée se termine par Casse-Noisette, où je rencontre une Sud Coréenne pour qui c'est son premier ballet.

Staatsoper, vue du balcon

Ce séjour à Vienne aura été pleine de rencontres fortuites: l'Américaine vu la soir à l'hostel que je recroise dans la rue le lendemain matin, la Canadienne fan d'opéra que je croise dans le métro en allant à l'opéra et que je recroise au petit-dèj le lendemain, un Argentin que j'avais vu à Budapest, et une famille Américaine que je recroiserai à Prague à l'opéra -oui, encore!

Bus pour Prague le lendemain matin, où je me suis pas gourée dans la résa -heureusement, parce que le bus est complètement blindé, funeste présage qui annoncent des hordes de touristes!- direction la capitale tchèque!

Pour les photos, comme toujours, c'est ici