Je vous arrête tout de suite. Je n'ai pas -encore- expérimenter cette phase dépression/remontée. Il faut dire que le choc culturel est moins important pour moi que pour mes comparses exilés en Chine, au Japon ou en Amérique Latine. Ici, c'est encore l'Europe, l'Union Européenne qui plus est. Je suis donc assurée de disposer de l'eau courante, de l'électricité, d'un hôpital à proximité, de rues propres, de passages piétons, d'un lit, d'une douche -quoique la notre fait de la résistance- bref, d'un certain confort, vous aurez remarqué.
Alors que serait mon choc culturel? Si on met de côté l'extravagante tenue des Irlandaises, je dirais... le FROMAGE! Quel est donc ce pays de barbare où le seul fromage dans les rayons est un truc infâme, sans goût, sans saveur, cette chose immonde que l'on nomme cheddar? Les insulaires sont des barbares, ça devrait pas être permis de commercialiser cette chose. Grance amatrice de fromage, je savais que j'allais devoir me restreindre, mais jeez, je ne pensais pas que ça me manquerait à ce point!
La France, c'est une dette publique excessive, un système scolaire branlant, une administration inefficace, des prisons surpeuplées, un président bon pour la casse -je grossis un peu le trait, quoique pour le président... mais passons- mais c'est aussi le fromage. Ou devrais-je dire: les fromages. De Gaulle aurait dit "Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage?" -notez l'exactitude du chiffre. Notez également que c'est peut-être de cette si grande diversité dans nos fromages que nous viennent tous nos problèmes. Rappelez vous notre vieux fond gaulois bagarreur! Mais à choisir entre la vie en rose sans fromage, et une vie mouvementée où vous avez le choix entre plus de 200 variétés différentes... Je prend le fromage sans hésiter. Bref.
Ici? Niente. Nada. Rien. Sauf le cheddar. Ô rage, ô désespoir... Sauf... sauf une petite boutique dans le centre ville qui recèle des trésors de nourriture. Dont des fromages. Bleu d'Auvergne, camembert, comté, fourme, mimolette... Le paradis sur terre. Dès que j'ai appris son existence, je m'y suis ruée, et j'ai sauté sur le bleu. Dio, que que c'est bon. Ça règle mon problème et guérit mon choc culturel - y'a toujours les Irlandaises, mais ça je pense que je en m'y ferais jamais.
Sauf que... il me manque le pain. Le pain chaud, croustillant, fait le jour même, que l'on va chercher à la boulangerie pour le petit-déjeuner, le goûter ou la soupe du soir. Et ça... je crois pas que j'en trouverais.
Le but n'est pas de retrouver la France en Irlande Marion, mais bien de s'immerger! Cherche un peu ce qui fait autant vibrer les Irlandais qu'un bon pain avec du fromton pour un français. J'attends les résultats de la recherche avec impatience ;)
RépondreSupprimerSoso B comme Bavière
Je veux pas retrouver la France, je veux juste manger du fromage :)
RépondreSupprimerEt euh... la Guinness et le thé, c'est ça qui fait vibrer les Irlandais. La Guinness, c'est niet (ou alors à petite dose) et le thé... moi qui n'en buvait jamais, je me surprend!
De Gaulle n'avait pas wikipédia !
RépondreSupprimer"Au début du XXIe siècle, la France produit de nombreux fromages, entre 350 et 400 types au total."
:D
Je compatis... Moi aussi je suis en manque de fromage, mais bon, j'avais bien besoin d'une cure de désintoxication !
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