dimanche 9 mai 2010

UK's future...

Jeudi dernier ont eu lieu en UK les élections pour la composition du Parlement à Londres, élections nationales donc, et d'une grande importance. Chaque "principauté" -je sais pas comme les appeler- à savoir l'Irlande du Nord, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Angleterre, votent localement pour des candidats qui une fois élus siègeront à Westminster. Comme vous devez sans doute le savoir, le parti Conservateur a récolté la majorité des voix, battant d'une cinquantaine de sièges son principal adversaire, Labour.

Quand on vous dit que les Anglais sont des réac...

Le truc, c'est qu'il n'a pas réussi à remporter la majorité des voix, à savoir 326 sièges. Bilan: tout le monde tire la gueule, Labour parce qu'ils sont les grands perdants des élections, les Conservateurs parce qu'il n'ont pas réussi à atteindre la majorité absolue, et des Lib Dem parce qu'ils se sont fait laminés. Bref, du coup, on se retrouve dans la situation qu'on cherchait à éviter à tout prix: le "hung Parliament", c'est à dire que puisque qu'aucun parti n'a la majorité absolue, des alliances doivent se former, tandis que tant que cette majorité n'est formée, le gouvernement sortant reste au pouvoir. Voyez le schmilblik.

Du coup, les Conservateurs courtisent des Lib Dem, qui posent leurs conditions, nous somme dimanche soir, et un accord n'a toujours pas été trouvé. Quand au Labour, il s'arrache les cheveux sur les résultats obtenus, en grande partie dû aux bourdes de Gordon Brown pendant la campagne -cf une sombre histoire de micro non éteint lorsqu'il aurait dû l'être... Après 12 années au pouvoir, j'imagine que les électeurs -anglais, les seuls à avoir voté Conservateurs en masse...- se sont lassés...

Une petite anecdote qui m'a assez marqué, pour dire le moins: dans certaines villes, les bureaux de vote ont refoulé les gens après 22h passé, heure de la fermeture, les empêchant de voter, alors que certains faisaient la queue depuis plusieurs heures. Pas besoin de vous dire que beaucoup ont explosé face à cette incroyable violation de leurs droits fondamentaux. Qu'un pays démocratique comme l'Angleterre en arrive à refuser à des centaines de personnes de voter parce que les autorités n'ont pas suffisamment anticipé le flux d'électeurs venus se présenter, c'est quand même dingue!

Sinon, du côté de l'Irlande du Nord, quelques chose d'assez incroyable s'est produit à Belfast. Peter Robinson, leader du principal parti nord-irlandais, le DUP, tendance unioniste bien sur, s'est fait laminé dans son fief par la maire de la ville, Naomi Long, membre du parti centriste et anti-sectaire Alliance. Il perd ainsi le siège qu'il occupait depuis 1979...

De là à dire que s'en ai fini des divisions unionistes/nationalistes, ce serait faire preuve d'un optimisme naïf. Selon la carte ci-dessus, on voit bien qu'il y a clairement une division Est/Ouest, laquelle se traduit par des votes soit pour le DUP, soir pour Sinn Féin. Et puis, si Peter Robinson va mal, le parti, lui, est toujours en forme...

jeudi 29 avril 2010

Le Frenchy à l'étranger

Un petit point sur les Français abroad, ça me semble quand même incontournable! A étudier dans un pays étranger, on est forcément confronté à la vision du Français perçu (et parfois vécu) par nos voisins.

En avant pour les clichés donc. Ici, le Français est forcément fumeur. Lorsqu'on m'a demandé pour la première fois si j'avais une cigarette, et que j'ai répondu que je ne fumais pas, j'ai eu droit aux yeux mode soucoupe et une réponse à la limite de l'indignation: "Mais, je croyais que les Français étaient tous des fumeurs!" C'est vrai que le cliché de la femme française une cigarette à la bouche, c'est so sexy. Ben non, désolée, pour le cliché, on repassera!

Bon, ensuite, le Français est sale, mais ça, c'est quand même très Américain. Je sais pas où ils sont allés la pêcher celle là, mais elle me fait beaucoup rire! Apparemment, les femmes françaises sont poilus et l'assument -cf l'anecdote Julia Roberts aux Oscars les aisselles pas très nettes, qui auraient répondu "Les Françaises ne se rasent pas, pourquoi le ferais-je?"- très très distingué. Et on aime pas trop les douches. Enfin bref, aucune remarque de ce genre depuis que je suis en Irlande, ça doit être la spécialité Outre-Atlantique.

Un autre cliché dont on arrive décidément pas à se débarrasser: le Français est malpoli. Tous mes amis, et j'insiste sur "tous", m'ont confirmé que lors de leur voyage à Paris ou en France, ils ont au moins une fois eu affaire à un maroufle, qui non content de leur répondre du bout des lèvres, leur a aussi bien fait comprendre qu'il n'aimait pas les étrangers. Pour eux, les Français savent parler anglais, mais refusent de le faire quand confrontés à des étrangers non francophones. J'ai quantité d'anecdotes: à l'aéroport CDG, une amie avait une correspondance. Hongroise, elle ne parlait pas français, elle demande donc à une hôtesse de lui indiquer comment se rendre à sa porte d'embarquement. Et la nana a tout simplement refusé de parler français -d'ailleurs, on m'a dit que CDG était le seul aéroport à ne faire aucune annonce en anglais, tout se ferait en français. Une autre anecdote: des amis prenant un verre à Paris, attendent le serveur qui n'est pas apparemment pas décidé à les servir. Entre eux, ils parlent anglais. Et ils ont eu la nette impression que le serveur a consenti à les prendre leur commande parce qu'il s'est rendu compte qu'ils n'étaient ni Américain ni Anglais. Allergie à l'anglais? Il semblerait que tous les Français en souffrent.

Mais outre ce côté peu brillant, le Français a quand même bien la côte. Lors de mes péripéties, tant européennes qu'Outre-Atlantiques, lorsque j'ai tendu mon passeport, on m'a toujours répondu par un "merci" ou "bonne journée". Et lorsqu'on me demandait ma nationalité, j'avais toujours droit à "Oh you're French? From France?! Sweeeet!" et invariablement, une petite phrase en français, avec cet accent anglais que je trouve tellement gauche que s'en est craquant (mais ça c'est juste moi).

Également incontournable, l'accent franchouillard. Alors apparemment, ils trouvent ça mignon -personnellement, je le trouve absolument horrible et moche au possible- et c'est ce qui nous rend si irrésistible. Ben dommage pour moi, l'accent français, je l'ai pas -et je suis déterminée à ne pas l'avoir- pour la drague, je repasserai!


C'est assez étrange, depuis que je suis en Irlande, j'ai à la fois plus conscience que jamais d'être Française, tout en me sentant de plus en plus Européenne. Française, parce que oui, du fromage décent pour un prix raisonnable, ça me manque, une gastronomie inexistante, ça me bouleverse, le pain frais du matin au petit déj, c'est vital (oui, vous remarquerez, ça tourne beaucoup autour de la nourriture, pas ma faute). Européenne, parce qu'avec les autres Erasmus, on apprend à se connaître, à se dire que finalement, on est pas si différent, que la barrière de la langue n'en est pas une, qu'on arrive toujours à se comprendre. Qu'on soit Allemands, Espagnols, Polonais, Finlandais ou Français...

mardi 20 avril 2010

Le 7e art à la belfastoise (?)

Les bons plans de Belfast, c'est ce qu'on cherche à découvrir quand est étudiant et sans le sou! Donc, pour tout ceux de passage dans la ville irlandaise, ou pour ceux qui envisagent de s'y installer un peu plus longtemps, ou encore pour ceux qui sont tout simplement curieux, bref, avis général donc, sachez que mardi = cinéma!

Et oui, parce qu'à Belfast, lors des Crazy Tuesdays, comme on les appelle, tous les films à l'affiche du Movie House sur la Dublin Road -passage obligé lorsqu'on se rend au centre-ville de la fac ou de chez moi- sont à 3£. Ouaip. Donc quoi, même pas 3,5€? Même les films en 3D! Vous imaginez sans peine votre serviteur se ruant au guichet tous les mardis pour profiter de l'aubaine, et vous avez raison. Surtout sachant que les lundis, le cinéma de Queen's, QUT pour les intimes, fait la même chose! Plus près de chez moi et moins de block busters américains, tout bénef aussi. Cinoche sympa puisque gérés par des étudiants de Queen's et proposant des semaines dédiées à un pays -y'a pas très longtemps, on a eu la semaine du cinéma polonais, vraiment chouette!

Ceci dit, en règle général, le cinéma à Belfast est quand même pas très cher. Le prix normal des billets pour un étudiant, si je me souviens bien, est d'environ 4,5£, soit 5€, grosso modo. Je ne le répèterai jamais assez, mais Belfast est vraiment une ville pas chère est très student-friendly. J'aime!

Bon, bien sûr, tout ça sans sous-titres, donc faut prendre le coup, mais de toute façon, les films en VO sont tellement plus vrais et sincères que les doublages... Je m'en accommode très bien! Et puis si on est vraiment fine bouche, QUT propose régulièrement des films français en VO -en français donc. Alors n'allez pas vous plaindre! Mon dernier film en date: How to Train Your Dragon, un régal, allez y faire un tour, c'est mignon comme tout! Je veux le même dragon ;)

lundi 19 avril 2010

Wanna take a cab?

Les taxis au Royaume-Uni, une grande institution, que certains vont même jusqu'à qualifier de "public", vu les services qu'ils rendent à la communauté! Ne serait-ce que pendant les Troubles: les "black cabs" -donc les taxis noirs, CQFD- étaient les seuls liens entre West Belfast, alors coupé du reste de la ville dû aux violences entre les deux communautés, et le centre ville, où beaucoup allaient travailler tous les jours. Le gouvernement unioniste jugeant la zone trop dangereuse, plus aucun bus ne reliaient West Belfast. Pour nombre de Catholiques, les black taxis représentaient le seul échappatoire d'une zone fortement touchée et par le sectarisme et par la pauvreté -l'un entraîne l'autre?- et l'unique moyen d'aller travailler. Et c'est vrai que quand on doit se rendre au centre ville, ça fait une trotte! Les chauffeurs risquaient d'ailleurs leur vie tous les jours, puisque très utilisés par la communauté catholiques, ils étaient les cibles des attaques loyalistes. Bref, un fort héritage dans le Belfast d'aujourd'hui.

Les black cabs sont toujours là, et comprenant l'intérêt touristique de la zone, se sont organisés: se proposant de faire découvrir les fresques républicaines et loyalistes pour la modique somme de £10, et sont le plus souvent conduits par d'anciens prisonniers politiques. Ces taxis sont assez distinctifs, puisqu'en plus des siège arrières traditionnels, des strapontins leur font face, ce qui fait qu'on peut facilement caser 5 ou 6 personnes! J'en ai pris un une seule et unique fois -et même pas dans West Belfast- et c'était assez drôle. Occasionnellement, ils font également office de taxis traditionnels.

Les autres sont partout dans la ville, et assez abordables: un aller simple de chez moi à la gare routière, qui est dans le centre-ville, me coute £4 si je suis chanceuse avec les feux rouge -ou sinon, c'est 25min à pied- donc quand j'ai la flemme, je n'hésite pas, surtout si on est beaucoup à rentrer dans la même direction!

Les taxis sont un formidables de rentrer sain et sauf chez soi après une soirée trop arrosée -non pas que ça me soit arrivé, ou si peu! C'est assez impressionnant d'ailleurs, à 1h du matin, les pubs ferment et vomissent les foules sur les trottoirs. Vous imaginez sans peine leur gravité bancale surtout que les nanas sont perchés sur des chaussures à talon comme j'en ai jamais, donc ça tangue pas mal! Mais pas de panique, les chauffeurs de taxi sont là pour vous ramener à bon port. Adorables d'ailleurs, ils raccompagnent les gens jusqu'au pas de leur porte quand ils ne peuvent vraiment plus marcher! Une institution publique, je vous dis!

vendredi 26 mars 2010

Popa et Moman en voyage au Caire!



Popa et Moman sont venus voir leur fifille au grand bonheur du concierge - parce qu'ici les concierges ont pas volé leur nom, et le mien connait tout de mes allers et retours!-, il a découvert que j'étais pas totalement perdue, que j'avais même une famille et que je prenais soin de l'accueillir!

Je suis donc officiellement aux yeux de mon concierge, une brave fifille!
Et comme en plus popa et moman, ils étaient pas chauds bouillants pour que je fasse mumuse en Egypte pendant un an... il fallait leur prouver que je gérais la situation! Ce qui aurait fait de moi une brave fifille responsable!

J'ai donc pris mon courage a deux mains et tout planifié (trois jours au Caire, quatre à Siwa, une oasis, et deux à Alexandrie et zou tout le monde repart), j'ai empoigné mon petit téléphone et réservé tous les hôtels, acheté tous les billets de trains et de bus... j'ai épousseté mon appart pour donner l'impression que c'était toujours nickel, j'ai acheté plein de nourriture très saine pour montrer que je mange bien comme il faut! Et je suis allée chercher mon papa et ma moman à l'aéroport avec mon adorable voisin pendant que mon autre adorable voisin, qui est le colloc du premier, préparait le diner!

Donc j'ai récolté père et mère, je les ai pris sous le bras et nous avons filé jusqu'à l'hôtel conduits royalement par mon adorable voisin qui a eu la gentillesse de conduire sagement...
Et nous voici à l'hôtel avec les valises parentales, j'entre sereine, prête à donner la preuve que je suis une professionnelle de l'organisation, responsable et compétente! Je me dirige d'un pas ferme et décidé vers le réceptionniste de l'hôtel choisi avec soin (oui, j'ai visité les chambres et j'ai même confirmé la réservation...) Je me plante devant le réceptionniste donc et j'annonce fièrement que j'ai réservé une chambre pour mes gentils parents … et la .. c'est le drame, la catastrophe... le garçon me regarde l'air stupide et apathique : « ah ben j'ai pas de réservation, pis c'est complet hein! ». Alors forcément parce que je me laisse pas trop marcher sur les pieds, je lui crie un peu dessus, un peu seulement parce que je suis timide aussi... mais je suis pas complétement chèvre tout de même je l'ai bien réservée cette chambre... mais pas moyen... il a pas de réservation et je peux faire un scandale ça ne lui fera pas le moindre effet... il y a pas de réservation, il y a pas de réservation …
Alors je repars un brin désespérée, une valise sous le bras et j'attire père et mère dans mon antre... et la j'ai bien sur le droit aux remarques agréables qui prouvent la défaite de la mission « parents over control »... et ma moman qui ne se lasse pas de répéter « ben si c'est comme ça pendant une semaine ben ça va être sympa », « ben je vais aps dormir sur un matelas gonflable quand même... »...
Heureusement qu'il y a le voisin le plus cool de l'histoire de l'humanité qui a cuisiné le gratin dauphinois, oui j'avais dit léger mais c'est une notion qui lui échappe... Des macarons et du champagne directs importés de France par les bons soins de moman... On a vite oublié les premiers ratés de la mission!
Finalement popa et moman sont restés sur leur matelas gonflable et ils ont adorés ça ! Tellement fiers de jouer les aventuriers du plancher!

Alors venons en aux faits ! Qu'avons nous donc fait au Caire?
Le premier jour nous nous sommes rendus au quartier copte (en métro, parce que oui je l'aime ce métro...) et au Khan el Khalil! Le quartier copte est très joli et nous avons assisté à une messe copte... un peu surprenant, très très encensé et les enfants de cinq ans qui se dirigent d'eux même vers les icônes pour les embrasser...
Puis nous nous sommes pressées vers le Khan el Khalil, c'est LE souk du Caire! Et ça aussi j'adooooore! Il y a le quartier à touriste où un moment tu as juste envie de leur dire que « welcome in Cairo » quand t'es là depuis six mois ben... t'as plus trop l'impression que c'est très très judicieux.. mais en général c'est amusant de parler arabe avec les vendeurs, oui ça fait du bien de se la jouer ! Et alors?! Bref au milieu des vendeurs de costumes de danse du ventre et de poufs imprimé tête de sphinx et Cléopâtre, il y a un café superbe! Vieux comme le monde et la déco d'origine! Alors nous avons fait une petite pause Cacradé (de la fleur d'hibiscus... et vous avez deviné... j'adooooooore ). Et puis nous avons visité le souk populaire avec ses bouchers, ses marchands de fruits, de galabeya (djellabah), d'épices... ses odeurs, ses regards interrogateurs et interloqués, ses flaques douteuses et son ambiance chaleureuse!
Enfin nous avons mangé égyptien! Au menu mollokheya, de la mauve hachée puis frite, ça donne une sorte de sauce verdâtre, gluante et shrekienne mais excellente... et pigeons farcis! Un REGAL!

Lendemain mission pyramide et musée Egyptien! Journée archéologique en prévision!
Nous nous dirigeons donc vers Giza, j'y allais pour la première fois après six mois au Caire il paraît que c'est honteux... Après avoir évité les loueurs de chameaux, ânes, chevaux et autre quadrupèdes nous entrons donc dans le saint des saints du tourisme en Egypte.. Pour tout vous avouer, moi ça me fait franchement aucun effet les pyramides... Mais bon... Nous avons négocié des chameaux pour un prix battants toute concurrence et nous sommes partis sur nos montures à la rencontre des géantes millénaires. J'ai pris un grand plaisir à discuter avec mon guide chamelesque et ma moman a adoré les pyramides, ça lui a fait un effet terrible!

Puis nous nous sommes dirigés vers le musée Egyptien. J'aime ce musée parce qu'il n'a rien d'un musée... rien n'est organisé, on n'y a entassé tout ce qu'on a pu trouvé … et ça donne, une véritable caverne d'Ali Baba pleine de trésors et dépourvue d'explication, tu te promène donc au milieu de milliers d'objets, bijoux, bibelots, boites, statues, sarcophages et tu leur imagine une histoire... le bonheur!!!!

Le lendemain journée très très calme... Je dois aller travailler et mes parents me rejoignent ensuite à la gare routière pour partir vers Siwa! Grande mission pour popa et moman que de sortir tout seuls, prendre un taxi et le payer.... mais ils l'ont fait! Et oui... ce sont des warriors!

El Mitro!

Comme promis, puis oublié! Voici l'article tant attendu!!!!

Je suis une bourg' un peu bobo et j'aime la verdure, je vis donc dans un quartier très éloigné du centre ville. C'est tout bénéf pour mes poumons fragiles et mon équilibre psychique instable, j'ai de l'AIR et des ARBRES! Mais … je suis à l'autre bout du continent, je passe donc à mon plus grand bonheur vingts minutes dans le métro chaque matin et chaque soir! Et le mieux... c'est que j'aime ça !

Le métro ressemble peu à un métro, c'est plus un genre de gentil RER un peu vieillot mais très propre et aérien, ce qui est quand même un peu plus agréable que de filer sous terre comme une taupe. Le seul soucis étant bien sûr que vieillot veut aussi dit ramollo... donc on n'y passe un moment dans le métro forcément! Mais c'est tellement … authentique!

Alors dans le métro bien entendu, il y a des voitures réservées aux femmes. A première vue, tu trouve ça sexiste et puis... tu comprends! Tu prends le métro à 8h du mat et la tu retrouve avec une main sur la fesse de la voisine, une agrippée sauvagement à ton sac, les pieds qui touchent plus le sol mais non tu ne tombe pas, t'es bien calée entre deux immenses fessiers de mama bien nourrie! Et là... tu aime l'idée de la voiture réservée aux femmes... parce que c'est pas que t'es vraiment peur des hommes... mais déjà qu'ils sont à la limite de l'évanouissement quand ils croisent ton regard dans la rue alors collés contre tes fesses, la tête dans ton décolleté … ils frôleraient l'apoplexie!

Bon alors, à moins que vous soyez tous une bande de gros tordus pervers, vous vous doutez bien que ce que j'aime dans le métro c'est pas me trouver compressée entre deux bides flasques... Non ce qui est génial dans le métro et surtout chez les femmes, c'est que tu as l'impression d'être en famille! Tout le monde parle de la pluie et du beau temps, les enfants jouent, on se les échange, on se les papouille, on donne la tété! J'adooooooooooore!

ET puis on peut faire ses courses aussi dans le métro! Il y a des vendeurs ambulants, tu peux acheter des sacs à dos, des épingles nourrisses, de la glu, du shampooing, des bonbons, des gâteaux, des livres pour enfants (il y en a un avec la description de la prière en image), du maquillage, des ballons... c'est mieux que les galeries Lafayette!

Bon tu peux aussi prier, c'est moins rigolo tout de suite mais ça se fait aussi … et parfois, t'en as envie... quand le métro s'arrête cinq minutes pour rien et que t'es EN RETAAAARD... même si c'est pas grave, être en retard en Egypte c'est... impossible, ça n'existe pas... t'arrive juste après l'heure...

Mais le plus marquant dans le métro c'est le bruit... Tu t'arrête dans la station de métro et tu tend l'oreille... Ca donne : « froutch froutch...froutch froutch... » parce que les égyptiens trainent lamentablement les pieds... Toute la splendeur de la nonchalence égyptienne est dans ce chuchotement...
« Patiente et longueur de temps font mieux que force ni que rare »...

jeudi 18 mars 2010

Old Paddy's Day

Si je vous dis 17 mars, vous me répondez? Saint Patrick's Day, bien sûr!

Mais c'est quoi la Saint Patrick? Je vous vois venir avec vos gros sabots, "c'est une excuse pour boire encore plus que d'habitude"... Bon, c'est pas totalement faux, c'est quand même LE truc que tout le monde fait pendant la Saint Patrick, aller aux pubs et boire des Guinness (ou autre, on est pas chauvin!)!

Sinon, il faut savoir (mais ça, j'ose espérer que tout le monde le sait!) que Saint Patrick est le patron de l'Irlande, qu'il est venu christianiser en douceur au 5e siècle de notre ère. Le 17 mars, jour de sa mort, est devenu une fête nationale et un jour férié en Irlande au début du 17è siècle. La tradition veut que le jour de la Saint Patrick venu, on porte sur soi un peu de vert. Le trèfle, symbole de l'Irlande, l'est encore plus lors des célébrations (pour la ptite histoire, on raconte que Saint Patrick aurait expliqué le concept de Trinité aux païens Irlandais en utilisant le trèfle à trois feuilles!).


J'ai donc décidé de me rendre à Dublin pour la Saint Patrick, qui est quand même THE place to be pour ce genre d'évènement. Bon, on a loupé la parade, qui apparemment ressemblait pas à grand chose et était un grand fourre-tout de tout et n'importe quoi, mais on est arrivé à temps pour profiter la folie post-parade! Bon, il devait y avoir plus d'étrangers que de Dublinois -ça parlait espagnol à tous les coins de rues- mais c'était chouette quand même! Et des policiers partout aussi, comme on a pas le droit de boire sur la voie publique en Irlande, ils ont eu du boulot! Et puis certaines bouteilles ont réussi à passer sans être vues, les gens sont inventifs dans ce genre de situation!
Au programme donc, pub-crawl (lire tournée des bars) où je rejoins des amis de-ci de-là. pour quelques pintes. Les pubs était surpeuplés, impossible de se déplacer, et avec un verre à la main, c'était encore plus laborieux! L'ambiance était magique, voire même carrément dingue.

Saint Patrick's Day est fêté partout à travers la globe, les plus grosses célébrations se trouvant aux USA -avec pas loin des 40 millions réclamant un héritage Irlandais, ça fait une grosse communauté prête relier avec ses racines, pas étonnant donc. A Chicago, et à New York la tradition est de teindre la rivière en vert, Seattle fait de même avec ses passages piétons... Bref, c'est juste énorme!

vendredi 12 mars 2010

The City

Étant à Belfast, on ne peut décemment pas manquer d'aller faire un tour à Londres. C'est après tout le centre politique du Royaume-Uni (parce que oui, politiquement parlant, je suis au Royaume-Uni, même si ça m'écorche la bouche de le dire), et puis à vol d'oiseau, c'est la porte à côté, en avion, c'est à peine 2h! Ryanair se fait donc un plaisir de desservir la capitale londonienne de notre petite ville provinciale irlandaise à bas prix (26£ un aller/retour, c'est quand même donné, Rennes-Paris me coûte deux fois plus cher!) . Bon, y'a toujours les arnaques à la Ryanair, donc pas de bagage en soute, pas d'assurance, et atterrissage à trois plombes de Londres, mais bon, faut savoir ce qu'on veut aussi!

On m'avait prévenu avant de partir qu'il fallait que je fasse attention à l'argent que j'emmenais là-bas sous peine qu'on ne me le refuse. Je veux dire par là que c'est toujours la livre sterling, mais si c'est pas la bonne, ben ça marchera pas! Il faut savoir qu'à l'instar de l'euro, le Royaume-Uni a adapté la livre en fonction des régions. Ainsi, on trouvera la livre nord irlandaise, la livre anglaise et la livre écossaise. L'ironie de la chose, c'est que bien que Londres ait tellement bataillé pour garder l'Irlande sous sa coupe, peu de Londoniens reconnaissent la livre nord irlandaise comme une livre en circulation. D'où les malentendus, regards perplexes et suspicions de contrefaçon dès qu'on leur présente un billet où la tête de la Reine n'a pas l'honneur d'y figurer.
la livre anglaise

la livre nord-irlandaise, par l'Ulster bank

Bref, jeudi après-midi, direction Londres où je vais rejoindre Audrey, pour un programme qui durera jusqu'au lundi matin! Rencontre compliquée, elle était en répétition au Royal College of Music, et moi dans le bus qui met des heures à arriver au centre de Londres (mon Dieu, mais quel trafic! C'est là qu'on se rend compte que Belfast est vraiment, vraiment une ville sympa et quasi rurale, comparée à la monstruosité de la capitale anglaise qui n'en finit pas de s'étendre et de déployer ses tentacules, avec la circulation de dingue que ça implique.) Bref, je suis quand même arrivé à bon port, et après avoir pris le métro londonien (aaaaaaaaargh, 4£ le billet simple en zone 1!!!), me voilà chez Audrey, qui paye 700£ une chambre de quoi, allez, 15m2, avec cuisine et salle de bain compris dans la surface! -pour ceux qui n'auraient pas compris les hints, Londres, c'est quand même vachement cher...

Le lendemain, après être restée une heure à une répétition d'Il Pastor Fido pour y voir chanter Audrey -qui ne chantera finalement pas, puisque le metteur en scène a focalisé la répèt sur les danses baroques-, et je m'éclipse pour aller faire un tour dans Hyde Park, juste en face, qui me tend les bras. C'est tout simplement magique. Le soleil, cette journée d'hiver où l'on sent poindre le timide printemps, où le froid vous mord la peau mais le temps sec et ensoleillé vous donne l'envie de vous mettra à courir et à crier. Bref, balade magnifique où j'aperçois écureuils et autres joggeurs, et même un cygne solitaire.


Le lendemain, programme chargé: alors qu'Audrey doit rester se reposer dû à une vilaine blessure au dos, j'entreprend la conquête de Londres. Premier impératif: le British Museum. Ça fait des années que je rêve d'y aller. Ça ne manque pas, c'est absolument magnifique. Entièrement gratuit, ainsi que le sont tous les musées au Royaume-Uni si je ne m'abuse, il recèle des trésors de l'Antiquité dans un état de préservation incroyable. Sphinx à tête humaine, frises égyptiennes et temples grecs se bousculent, c'est en presque trop. Pauvre monde, les Européens ont pillé tes richesses pour les mettre dans un musée, et ironie de l'Histoire, où les populations qui devraient en être les héritières viennent faire la queue pour apercevoir leur patrimoine! M'enfin on va pas se plaindre, c'est toujours debout, et c'est bien conservé.

Subjuguée par les fresques perses sur la chasse aux lions

Après deux heures de visite, je me décide à sortir, tellement il fait beau que ça serait dommage de rater ça -surtout que ça risque de pas durer, hein, on est quand même à Londres! Au gré des rues, sans sortir la carte, je me dirige vers Covent Garden, on croisant sur ma route les fameuses cabines téléphoniques rouges et les bus à deux étages, véritables emblèmes de l'Angleterre. Londres est décidément une ville magnifique qui me séduit de plus en plus -sûr, le soleil y joue un peu, mais je ne me rappelais pas de la splendeur architecturale des rues et de atmosphère toute victorienne de certains quartiers. Une fois à Covent Garden, je m'y attarde un moment pour y voir Chaplin jouer avec des enfants -mon Dieu, désespérément lents d'esprit, j'en ai eu pitié pour lui!- et quelques bateleurs crachant le feu et exécutant pirouettes. Trop tard pour entrer au Royal Opera House, fermé au public, tant pis, je prend quelques photos, me disant mentalement que tôt ou tard, j'y serais pour un opéra!

Je reprend ma route, et atteint je ne sais comment Trafalgar Square, où l'Amiral Nelson ne manque pas de me narguer de son perchoir, et où je décide de me reposer près des fontaines. La combinaison de la lumière et de l'eau donne un résultat surprenant, et c'est le coeur léger que je me dirige vers la Tamise. Remontant son cours, j'arrive au pied de Big Ben et des Houses of Parliament. Sur ma droite, Westminster Abbey. Plus loin, sur l'autre rive, London Eye me fait les yeux doux. C'est quand même à vous couper le souffle. Je pousse jusqu'à Buckingham Palace, histoire de dire que je l'ai fait, et j'assiste au coucher de soleil sur le palais royal. Ne reste plus qu'à retourner à Victoria Station pour prendre le métro et rentrer au bercail. Inutile de vous dire que j'avais les jambes en compotes en arrivant! La journée se conclut par un récital, magnifique, sur un nuage. I love London.


Jour suivant, même programme: chargé! Direction l'est du centre ville, Tower of London et London Bridge! Et c'est là que je me rend compte (ou plutôt, que ça confirme l'opinion que je me faisais), le gouvernement britannique prend les touristes pour des pigeons. 15£ l'entrée pour la Tour de Londres (OK, je veux bien voir les Joyaux de la Couronne, mais pas pour 15£, non, merci, faut pas pousser non plus:), Tower Bridge, 10£, sans compter Westminster Abbey, 15£ aussi (bon, on peut y entrer gratis quand y'a une messe, mais faut vouloir se farcir les deux heures de jérémiades du curée), Buckingham Palace, 20£, Madame Tussaud, 15£... Bref, le touriste intelligent est le touriste qui reste dehors! Surtout qu'on profite tout aussi bien.


Bref, impressionnante Tour de Londres, bref aperçu de la Porte des Traîtres -petite pensée pour Ann Boleyn et Elizabeth 1ère, qui toutes deux ont eu à la franchir, l'une s'en sortant nettement mieux que l'autre- et splendeur de Tower Bridge, qui dénote comparé aux autres ponts un poil faiblards. J'emprunte le chemin de la Tamise -attention, entre joggeurs et cyclistes, c'est pas facile de circuler pour les pauvres piétons que nous sommes!- pour arriver devant St Paul's Cathedral (là encore, 15£). Après, je sais pas comment j'ai fait, mais je suis retomber sur Covent Garden, qui est pourtant à perpèt de la cathédrale, puis tentative -réussie- de rejoindre Audrey pour aller voir ensemble la répétition des Noces de Figaro le soir.

Retour en panique le lundi matin, où je rate mon avion -encore- mais où j'arrive quand même saine et sauf à Belfast. Va vraiment falloir que j'arrête de rater mes vols, parce que ça commence à faire mal au porte-monnaie! Ceci dit, je dois être atteinte de la malédiction des transports, parce qu'à chaque fois que je suis à la bourre et que j'aurais besoin d'un ptit coup de pouce, je me farcis la pire de malchance côté travaux, retard et correspondance. De quoi se poser des questions.

Pour les photos, c'est par ici Sachant que j'en ai pris quasi 300, soyez reconnaissants de cette petite sélection des meilleurs clichés :)

dimanche 21 février 2010

L'Anglais pratique - 1ère édition

Que tout aspirant à la vie nord-irlandaise ou à un séjour dans la verte Erin du Nord prenne connaissance de ce qui suit -un homme averti en vaut deux, et tant qu'à faire, ça peut toujours servir.

Nous avons tous plus ou moins les bases lorsqu'il s'agit de parler anglais, que l'on baragouine "My taylor is rich" ou que l'on déclame avec passion "Shall I compare thee to a summer's day?". Notre merveilleux système scolaire prévoit dans l'emploi du temps de tout élève français quelques heures consacrées à l'apprentissage de cette langue barbare -ô combien massacrée par les francophones de tout pays, il faut le dire- devenue en quelques années la langue internationale et de plus en plus incontournable. Bref, l'anglais, tout le monde connaît.

Sauf que rien, lors de ces chères heures où notre professeur tentait de nous expliquer dans quelle mesure la différence entre les voyelles courtes et les voyelles longues pouvaient nous éviter les regards perplexes de nos interlocuteurs, rien ne pourra vous préparer au patois local: j'ai nommé the northern irish accent!

Une petite mise en bouche

Et encore, c'est pas le plus difficile. Imaginez vous dans une classe de 13 étudiants, vous êtes le seul Erasmus du tuto, c'est assez folklo. Non seulement, les Nord Irlandais ont tendance à parler une vitesse qui dépasse tout entendement -je me suis souvent entendu dire dans mon adolescences que je parlais trop vite, ben mon vieux, c'était rien comparé aux mitraillettes d'ici!- mais en plus, la prononciation n'a absolument rien à voir avec celle que l'on nous enseigne.

Exemple. Au lieu de dire "shower" -phonétiquement, "sha-weur"- ici on dira "shour". C'est valable "hour", "tower", bref, vous avez saisi. "Now", que l'on prononcerait "na-o" se dira "noï". Idem pour "cow", "brown, 'how", etc... Bref, je pourrais en écrire des tartines, et encore, ce genre de prononciation ne serait valable que pour Belfast et ses environs, ailleurs, ça serait encore différent!

C'est ça le plus fou, c'est que chaque région à son propre accent -les habitants de Derry étant réputés les pires, même leurs compatriotes ne les comprennent pas! Belfast, Coleraine, Tyrone, Omagh, un bon Nord Irlandais saura deviner la ville natale de son interlocuteur en fonction des expressions utilisées et de sa prononciation. Les accents permettent également de déduire s'il vient d'une zone catholique ou protestante, et ainsi d'agir en conséquence -c'est encore un autre sujet, mais j'ai des amis Nord-Irlandais qui se sont fait refuser l'entrée en boîte de nuit par le videur parce qu'ils étaient Catholiques! Comment l'a-t-il su? Par l'accent.

Vivre en Irlande du Nord entraîne également son lot d'expressions locales. L'image ci dessous en fait en bon récapitulatif:

Traduction:

"What's the craic?", la phrase la plus importante, apprise dès les premiers jours, signifiant grosso modo "What's up?" ou "'What's the fun?", à laquelle on se doit de répondre "The craic's ninety!" pour dire que ça va bien!

"'Bout ye?" pour "How about you?" -je vous avais prévenu.

"You're a geg" pour "You're funny/idiot"

"It's weeker!" pour "It's really good"

Vous l'aurez compris, des expressiosns qui laissent perplexes lors de la première rencontre! Aussi, "no worries" ou "a wee bit", très très Nord-Irlandais.

Bref, j'ai encore des surprises et des difficultés de compréhension, mais une fois qu'on s'y est fait, c'est assez plaisant à l'oreille, voire même carrément sympathique. Sur ce, see you later folks!

vendredi 12 février 2010

Trip - Days 13 to 14: Prague

Arrivée à l'hôtel, ça commence déjà fort: super ambiance, salle de cinéma, sauna et piscine... Tout ça pour pas cher! J'aime. Un peu excentré, mais bien desservi par le tram . D'ailleurs, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis une grande fan de tram, j'ai littéralement tanné Sarah quand j'étais à Istanbul pour qu'on le prenne au moins une fois -j'adore le tram d'Istanbul, rétro tout comme il faut! Bref, je partage ma chambre avec une Sud Coréenne étudiant en Allemagne et une Argentine en voyage qui parle français, avec qui je sympathise tout de suite. Elle prévoient une visite de la ville le lendemain, mais je décide de continuer à voyager seule. J'ai fait du chemin depuis Sofia, et j'apprécie de plus en plus l'indépendance que la solitude offre. Personne à attendre, aucune concession à faire, libre d'aller où je veux et de visiter ce que j'ai envie... La journée se termine tranquillement dans la salle commune, à regarder Prague se couvrir de son blanc manteau alors que les flocons de neige tourbillonnent au gré du vent.

Vue de Prague depuis la vieille ville

Tram le lendemain matin, direction le château de Prague et la vieille ville! Premier choc: les hordes de touristes qui arpentent les rues. Deuxième choc: les touristes qui sont presque toujours en groupes de 20 ou 30. Horrible! Pas moyen de faire une seule photo sans qu'il n'y ait un clampin dessus. Du coup, je suis obligée de viser au dessus des têtes. Moi qui aime les voyages où je me sens la seule étrangère, où le fait d'être un touriste -je lui préfère d'ailleurs voyageur ou baroudeur, beaucoup plus sympathique à mon sens- ne pose aucun problème, ici j'ai tout faux Les pauvres Praguois qui voient défiler ces cohortes sans fin, je comprend qu'ils en ai marre. Certes, Prague est magnifique, mais franchement, Budapest est 10 fois, 100 fois plus agréable et beaucoup moins touristique. Bref. Les touristes, j'aime pas.

Le château est très chouette cependant, et c'est vrai que Prague a décidément bien du charme. En ce début de matinée, soleil et brouillard se mêlent et ajoutent un zeste de poésie à ce qui m'entoure. La vue depuis pont Charles -touristes, touristes, et encore touristes!- est tout simplement à vous couper le souffle.

Sur le pont Charles

Je suis surprise de voir à quel point Prague regorge de concerts à chaque coin de rues. Je me retrouve avec un paquet de tracts pour les concerts du soir, auxquels je ne peux pas aller, -opéra ce soir!- bien que très alléchants. C'est comme ça que je rencontre un Tchèque fort sympathique, qui me dit adorer la France, et avec qui je parle français! Il me fait entrer gratuitement au Clementinum, alors qu'à a base, c'était quelque chose comme 10€ et une demi heure d'attente. Sympa! Je file ensuite vers l'observatoire astronomique, où l'on peut voir tout Prague -et où, il faut le souligner, j'évite une belle chute dans les escaliers en colimaçon!

Direction le quartier juif, où je découvre avec stupéfaction qu'il faut payer pour entrer dans la synagogue -c'est un truc que j'ai jamais compris ça, faire payer pour entrer dans un lieu de culte. Etant un peu radine sur les bords et surtout étudiante fauchée, j'opte pour rester dehors et déambuler le long des rues.

L'horloge astronomique de la vieille ville

Opéra le soir, j'avais repéré qu'ils jouaient Tosca -mon opéra favori-, donc pas question de rater ça! En achetant les billets, je retrouve la famille Américaine qui n'avait pas pu monter dans les bus -quand je vous dit que ce voyage a été fait de belles coïncidences: combien j'avais de chance de les recroiser?! Je me retrouve dans une loge avec d'autres Français, dont l'un travaille à Prague depuis quelques années et qui m'offre un verre de champagne à l'entracte.

Décollage le lendemain pour Cologne, où je retrouve Lisa, avec qui je passerai le Nouvel An, puis quelques jours en Allemagne pour récupérer, commencer mes essais dû incessamment sous peu, et retour à la réalité. Pour les photos de Prague, c'est ici

J'aurais traversé sept pays différents, manipulés 6 monnaies -j'ai encore des tonnes de pièces sur mon bureau en leva, lira, couronne, euro et autre- et parcouru quelque chose comme 5826 kilomètres. Et une immense sentiment de satisfaction en pensant que j'ai fait le chemin d'Istanbul à Cologne toute seule, en solitaire, comme une grande! Prochain voyage: Chicago, New York et Toronto ;)

vendredi 5 février 2010

Trip - Days 11 to 12: Vienna

Schonnbrünn vu des jardins

Au revoir Budapest, bonjour Vienne! Résa du bus faite sur Internet et billet en main, direction la gare routière, à destination la capitale autrichienne. Bon, je m'étais gourée dans ma résa -j'avais booké le mauvais jour...- et j'ai du racheter un billet, mais c'est pas grave, du moment que je suis dedans! J'avais repéré avant de partir l'itinéraire entre l'arrêt à Vienne et l'auberge de jeunesse que j'avais réservé, sauf que... Vienne est un tout petit plus grande que Budapest, et c'est pas évident de s'en rendre compte sur Google Maps... Du coup j'ai marché pendant trois plombes, et je me suis perdue! Bon, j'ai quand même réussi à trouver l'hostel, sauf que... ben j'aime pas. Faut payer pour tout, pour Internet, pour le petit-dèj, pour la clef de chambre... Et tout est trop propre, trop proper, trop clean. Comparé à Budapest, où l'ambiance était vraiment bon enfant et très détendue, la transition est brutale. Bref, mon séjour ne commence pas bien!

Comme le soleil est déjà couché une fois installée, je décide de rester à l'hôtel, histoire de me poser un peu et d'organiser ma journée du lendemain, sachant que j'ai beaucoup de choses à faire en seulement une journée. Je rencontre une New Yorkaise très sympathique et une Canadienne fana d'opéra, qui se trouve être une très grande fan de Natalie Dessay! Elle revenait du Staatsoper où elle avait vu Simon Keenlyside pour seulement 3€. Ma soirée du lendemain est ainsi décidée, comme c'est si peu cher, j'irais voir Casse Noisette! Une fois revenue dans le dortoir, je rencontre deux Allemands complètement barges avec qui on papote pas mal. Ma soirée à Vienne se révèle plus agréable que mon arrivée!

Lendemain matin, direction le légendaire palais de Schonbrünn, où Sissi a passé quelques années de sa vie. Une queue monstrueuse pour les billets, des touristes partout... et pourtant, on est en décembre! L'été doit être terrible. J'opte pour la visite complète, impressionnant mais limite trop pompeux pour moi qui préfère la délicatesse turque ou le charme balkanique. Ceci dit, la salle de ball m'a laissé sans voix.

La salle de bal. Bien sur, je n'ai pas pris cette photo, sinon y'aurait des touristes partout!

Les jardins me séduisent déjà plus. Je m'imagine très bien en été, flâner le long des allées et paresser adossée à un arbre, lisant un livre ou papoter avec des amis. Les Viennois ont bien conscience de la perle à leur portée, puisque je croise beaucoup de joggers ou d'étudiants en arts croquant statues ou monuments. En jetant un coup d'œil à mes photos, je m'aperçois que la lumière est absolument magnifique. Je sais pas si c'est la Belfast influence, mais je suis de plus en plus sensible à la lumière, et notamment aux variations de lumière filtrée par les nuages. Bref, c'était un matin tout à fait enchanteur.

Ayant fait une stupide manip avec mes photos de retour à Belfast, j'ai perdu hélas la plupart de mes clichés de Vienne -une bonne raison pour y retourner!- donc pas de photos de Strauss ni de Mozart, auxquels je suis allée rendre visite! Palais des Habsburg, Staatsoper où je fais la visite guidée -incroyables salles pour l'entracte, richement décorée et à couper le souffle!- en gros balade dans le centre ville où je ne cesse de croiser les calèches viennoises pleines de touristes, avec toujours cette étonnante lumière. La soirée se termine par Casse-Noisette, où je rencontre une Sud Coréenne pour qui c'est son premier ballet.

Staatsoper, vue du balcon

Ce séjour à Vienne aura été pleine de rencontres fortuites: l'Américaine vu la soir à l'hostel que je recroise dans la rue le lendemain matin, la Canadienne fan d'opéra que je croise dans le métro en allant à l'opéra et que je recroise au petit-dèj le lendemain, un Argentin que j'avais vu à Budapest, et une famille Américaine que je recroiserai à Prague à l'opéra -oui, encore!

Bus pour Prague le lendemain matin, où je me suis pas gourée dans la résa -heureusement, parce que le bus est complètement blindé, funeste présage qui annoncent des hordes de touristes!- direction la capitale tchèque!

Pour les photos, comme toujours, c'est ici

mardi 2 février 2010

Trip - Days 8 to 10: Budapest

Reprise des cours, et voilà que je tente de finir le récit de ce voyage, mais j'ai trop de choses à dire et pas assez de temps! Après quelques jours à Barcelone et un week à Bruxelles, me revoilà dans ma bonne vieille Irlande, affrontant la pluie et le froid!

Donc après une bonne nuit de sommeil, direction la gare, destination: Budapest! Encore une fois, le tableau de bord en cyrillique ne facilite pas les choses, je vais donc redemander au mec à qui j'ai acheté les billets la veille -qui s'avère parler français sans une once d'accent!- qui m'indique aimablement la plate-forme. Là encore, petite frayeur, il y avait bien un train qui attendait, mais comme personne ne montait, ben, j'ai fait pareil, et à 10h pile, il est parti -mon train était censé partir à 10h pile, je me suis donc dis que je l'avais loupé et que la grosse andouille que je suis était pas capable de monter dans un train quand celui-ci était à quai! Mais en fait non, il était juste très à la bourre. Je me retrouve donc dans un wagon avec deux Brésiliens qui font le tour de l'Europe -complètement fou, ils venaient de Roumanie, allaient jusqu'à Prague pour ensuite repartir à Londres pour enchaîner sur l'Espagne, and so on, j'ai perdu le fil tellement c'était impressionant!

Je m'étais attendu à des paysages enchanteurs, vallonnés et montagneux, mais pas du tout. J'étais complètement à côté de la plaque, la Serbie, c'est plat de chez plat. Plus plat, c'est pas possible. Sans rire, s'en était à mourir d'ennui! Des champs qui s'étendaient à perte de vue, avec une ou deux maisons par ci par là, rien d'autre. C'est sympa un moment, mais 8h30 de train comme ça, ça lasse, au bout d'un moment. Bref, 9h plus tard, j'arrive à l'auberge de jeunesse, très sympathique avec une chouette ambiance, tout comme je les aime. Je fais déjà la connaissance d'un Australien un peu barré qui voyage autour du globe, d'un Néo-Zélandais qui bosse en Lituanie, et d'un Coréen bizarre -qui, alors que notre Australien souffre d'une migraine, se propose de lui appliquer une technique médicinale traditionnelle de son pays, à savoir lui brûler le cuir chevelu! Imaginez-vous la scène, l'Australien inquiet, le crâne en feu, et nous morts de rire. Bon, apparemment, ça a marché! Arrivée le 24 décembre au soir, y'a pas grand monde dans les rues, puisque tout le monde fête Noël. Sauf que j'ai rien à me mettre sous la dent! C'est donc avec un Hongrois natif de Budapest que je me met en chasse... on finira par se faire un kebab -appelé gyros en Hongrie!

Le lendemain, j'avais rendez-vous avec Erika -mon amie Hongroise- pour un déjeuner avec sa famille auquel elle m'avait invité. Je décide d'y aller à pieds, et grand bien m'en a pris, il fait un temps magnifique, et je tombe tout de suite sous la charme de la ville. Ça a été la grosse surprise du voyage, je ne m'attendais pas du tout à ce que Budapest soit aussi enchanteresse. On en parle pas beaucoup comme d'une destination touristique phare, alors profitez-en pendant qu'elle est encore préservée des hordes de touristes, ça vaut vraiment la peine!

Et si la veille j'ai failli tomber d'inanition -j'en rajoute à peine!- après le déjeuner avec Erika, j'ai failli mourir d'un trop-plein de bonne chères! Famille adorable, et accueillante comme tout, je parlais français avec la mère d'Erika, espagnol avec son père, et anglais avec elle et son frère, je vous laisse imaginez le déjeuner cosmopolite! Je finis cette journée à l'opéra, avec Le Nozze de Figaro -que je savoure pleinement, non seulement parce qu'il n'y a pas d'opéra à Belfast, mais en plus parce que le billet est à 2,5€!

Le lendemain se résume en sight seeing, et la ville me séduit de plus en plus. La vue sur le Danube depuis les remparts du château est à couper le souffle, et il continue de faire beau! Je retourne à l'opéra le soir, des billets pour si peu cher, je ne peux décemment pas cracher dessus! D'autant plus que je rencontre des Belges fort sympathiques avec qui on papote pendant l'entracte, qui m'invitent à les contacter si jamais je passe par Bruxelles!
Bref, la ville coup de cœur du voyage, et un pays dans lequel je reviendrai! Pour les photos, faites un tour ici

mardi 19 janvier 2010

Trip - Days 7 to 8: Belgrade

Les 8h de train se sont passées sans aucun problème, les couchettes étaient TRÈS confortables, et mon duvet fort douillet! Une fois arrivée à Belgrade, mes compagnons de route m'explique où acheter mon billet pour Budapest demain matin, et l'une d'entre eux prend le même tram que moi, et m'indiquera où je dois descendre. Je ne pouvais rêver mieux!

l'hôtel de ville et le "cheval" des rendez-vous

Après un accueil sympathique et une rapide sieste à l'hostel, me voilà repartie pour une nouvelle exploration. Magnifique journée et ciel bleu en perspective, ça commence bien! Alors que je flâne le long des rues, je me dis que vraiment, Sofia à beau être dans l'Union Européenne, je me sens dix fois plus en Europe en Serbie, et même en Turquie, qu'en Bulgarie. Je sais pas pourquoi et c'est pas évident à expliquer, mais la Bulgarie m'a semblé beaucoup plus tourné vers l'Est, et surtout vers la Russie, que vers l'"Europe", si tant est que cette dénomination a du sens.

Je passe donc la matinée dans le parc de la Forteresse de Kalemegdan, où la vue sur le Danube et la vallée est superbe. Je prend plaisir à simplement déambuler dans le parc, profitant du soleil, observant les gens et prendre des photos. Je trouves de jolies boucles d'oreille pour 1€ et une paire de chaussons pour 5€- je pourrais faire mon shopping tous les jours à Belgrade, c'est vraiment pas cher, et le rapport qualité/prix est génial!

En me baladant dans le parc, je tombe par inadvertance sur un monument où il est écrit "A la France". Je reste perplexe 2 minutes, me demandant bien pourquoi la Serbie serait reconnaissante à la France en particulier... et je me souviens de mes cours de 4e -c'est loin!- quand la Serbie, attaquée par la Russie, fut soutenu par la France -le Royaume Uni aussi, mais faut croire qu'on a plus la côté que les Rosbeefs, haha! D'où la Première Guerre Mondiale.

Sur les conseils de la nana de l'hostel, je m'arrête pour prendre un café turc. Alors... j'ai pas dû comprendre comme ça se buvait, parce que je suis restée avec plein de petits grains à la fin du café, tout à fait imbuvable. Bon, y'avait les loukoums pour rattraper le coup, mais va vraiment falloir qu'on m'explique comment on est sensé boire ce truc!

le café turc

Je finis la journée à l'église Sveti Sava, magnifique, en construction depuis plus d'un siècle, puisque continuellement perturbée par les guerres et autres réjouissances du même genre qu'a connu la Serbie depuis quelques années. Une fois terminée, elle est censée être le 3e plus grand monument orthodoxe du monde. Et même inachevée, elle est impressionnante.

Sur la route menant à l'hostel, je tombe sur les ruines des immeubles bombardés en 1999, toujours là, en plein centre ville. Un peu glauque, surtout qu'on me dira ensuite qu'ils sont laissés là intentionnellement, comme rappel à l'Union Européenne de la souffrance du peuple Serbe, et de ceux tombés sous le bombes de l'OTAN.

Au lit, et Budapest demain! Les photos, comme toujours, sont ici

Trip - Days 6 to 7: Sofia

Je vous avez laissé sur mon départ pour Sofia, me revoilà après quelques jours d'une vie irlandaise bien remplie! Faut vraiment que je m'auto-discipline et que j'écrive plus régulièrement, à chaque fois je laisse passer le temps, et ça fait déjà plus d'une semaine que je n'ai rien écrit! Acceptez donc mes plus plates excuses, très chers lecteurs, mais partez du principe que je suis une grosse feignasse quand il s'agit de se poser et d'écrire, et on arrivera à s'entendre! Entre les essays à mon retour et un week end surprise dans le Connemara (j'écrirai là dessus plus tard, Inch'Allah), j'ai pas chômé!

détail de la cathédrale Alexandre Nevksy

Donc. Le bus. Je suis partie vers 21h d'Istanbul, au programme, 9h de route, un traversée de frontière, et une arrivée le lendemain matin à 8h30. Les bus turcs sont impeccables: thé ou café au départ, bar chocolat, chauffage, sièges confortables, et même une mini-télé (Cartoon Network en turc, c'était folklo!), le voyage se passe niquel chrome. Le passage à la frontière est toute ois laborieux, deux arrêts, deux contrôles, et une attente interminable en plein nuit, on va dire que j'ai pas dormi beaucoup! Cela dit, on se rend compte combien un passeport français est bien commode: pendant que les autres passagers du bus, majoritairement Turcs, doivent remplir des tonnes de paperasses, montrer leur passeport et leur autorisation de sortie ET d'entrée, un rapide coup d'oeil à mon passeport et une signature suffisent pour ma part.

Je rencontre un sympathique Géorgien en route pour je ne sais plus quel bled paumé pour y faire des affaires, qui m'offre un calendrier orthodoxe -much appreciated!- et entreprend l'explication des dates clés -à noter que Noël se fête le 7 janvier et le Nouvel An le 13, la religion orthodoxe utilisant toujours l'ancien calendrier! La communication se fait par dessin, gestes et un peu d'espagnol, ni lui ni moi ne parlant une langue dans laquelle nous puissions converser suffisamment afin de nous comprendre!

Une fois arrivée à Sofia, direction la gare pour prendre mon billet pour le train du soir en partance pour Belgrade et déposer mes bagages. Mes débuts à Sofia commencent mal: temps grisâtre, de la neige partout, des chaussures inadaptées au temps, et surtout, une superbe chute juste devant la gare, où je glisse et m'écrase lamentablement sur le sol. Je me trimbalerai un bleu énorme sur la hanche le reste du voyage -et qui fait diablement mal!

la cathédrale Alexandre Nevsky, merveille d'architecture

Me voilà donc en route pour le centre ville. J'avoue que suite à la chute du matin et au temps, j'étais quelque peu découragée. Gros moment de solitude, je venais de passer quatre jours fantastiques à Istanbul, et voilà que j'allais m'embarquer dans un voyage complètement fou, toute seule qui plus est. Disons le franchement, j'ai été tentée de faire demi-tour! Après avoir pris un chocolat -au goût très très étrange, on aurait dit du Nutella liquide, écoeurant!- je m'en vais visiter bon gré mal gré le musée archéologique, aux très belles pièces perses et byzantines, puis l'église Sveta Nedelya, absolument magnifique: entièrement décorée, des murs aux portes, du sol au plafond, à couper le souffle. Pas de photos décentes malheureusement, l'appareil photo étant interdit dans l'église -j'en ai pris une rapide quand même, discrètement, mais on ne se rend absolument pas compte de sa splendeur.

Premier contact avec le monde orthodoxe: dans toutes les églises où je suis allée, je fus témoin du même cérémonial. En entrant dans l'église, tout le monde passe à la boutique pour y acheter des cierges, et va les déposer au pied de l'icône à laquelle la prière s'adresse. Une fois la prière terminée, les icônes sont baisées trois fois, puis saluées, puis le signe de croix est fait trois fois avant de quitter l'église pour de bon. J'en ai même vu qui enchaînaient toutes les icônes!

Icône

Visite de la cathédrale Alexandre-Nevsky, l'un des chef d'œuvres de l'architecture byzantine, et l'église Rotunda de Sveti Georgi, époustouflante avec ses fresques datant du XIVe siècle, et certaines remontant au Xe!!! Là encore pas de photos, et c'est bien dommage... Je laisse votre imagination travailler!

Entre-temps, je me rachète des chaussures décentes -pour 13€, s'il vous plaît!- je bavarde avec une Bulgare parlant anglais et fan de Belgrade, et je fais la connaissance d'un Espagnol étudiant à Istanbul et y donnant des cours de cinéma et de photographie, venu à Sofia pour la journée. Il a l'air aussi paumé que moi, c'est rassurant!

Retour à la gare assez tôt, l'angoisse de rater mon train -ce qui a bien failli arriver, le tableau d'information étant écrit en cyrillique, et les annonces faites en Bulgare! Et bien sur, personne ne parlant anglais et des plates-formes impossibles à trouver! Je finis par demander à un Bulgare ne parlant pas un traître mot d'anglais, qui s'obstine à me parler dans sa langue, ce à quoi je ne répond bien sur que par des sourires et des coups d'oeil désespérés du genre "Je comprend rien à ce que tu racontes, garçon, ça sert à rien!" On finit tout de même par trouver le train -après avoir traversé la voie- et arrive trois jeunes Serbes qui -miracle!- parlent anglais. Ils me disent que pour 6€ de plus, un wagon couchette est disponible pour 4 personnes. Parfait, je vais pouvoir dormir, j'en ai besoin! Le plus fou, c'est que l'une d'entre eux est absolument fan de Cabrel -je vous jure! Après n'avoir enseigné quelques mots de Serbe et un bavardage fort sympathique, je tombe dans les bras de Morphée.

La suite plus tard, les photos ici

mercredi 13 janvier 2010

teaser!!!!

Attention mesdemoiselles, mesdames et messieurs!!! a venir un super article de votre devoue narratrice, qui ne narre pas tellement, au sujet du passionnant, du merveilleux, de l imprevisible, du depaysant meeeeetro du CAAAAIIIIIIRE! eh oui j adore le metro et je ne cache pas ma joie a l idee d y passer presqu une heure chaque jour!!!

Note : ce message est une tentative de motivation personnelle... mon ordinateur se trouvant la plupart du temps chez le voisin chez qui on vole plus facilement la connection d un autre voisin... ben l internet moi on est plus tres intimes...

Malesh ya gama'a! si je trouve une minute je vous raconte!

jeudi 7 janvier 2010

Trip - Days 1 to 5: Istanbul


Back from my wanderings! Ceux qui ont suivi l'histoire savent que je suis partie le 17 décembre, d'abord pour Istanbul, puis Sofia, Belgrade, Budapest, Prague, Vienne, pour finalement atterrir à Cologne pour le Nouvel An! Revenue dans la verte Erin, c'est le temps du feedback et des uploads de photos!

C'est simple: j'ai ADORE ce trip. C'était pas gagné d'avance, sachant que j'allais voyager seule, que j'avais quasiment rien de prévu, et que je suis très mauvaise à organiser les choses (et à me rappeler où je les ai mises, accessoirement. Ah, cette petite montée d'adrénaline quand on ne retrouve pas la carte bleue là où elle aurait dû être!). Bref, je savais juste que je devais être à Cologne pour le 31, le reste, c'était de l'impro. J'ai réservé les hostels avant de partir, histoire d'avoir quand même un toit où dormir (ben oui, c'est l'hiver, fait pas chaud, il ne fait pas bon dormir dehors!) et de pas payer plein pot sur place (d'ailleurs, je vous recommande Hostelworld, très très pratique, on peut trouver des hostels pour pas cher du tout!).

J'allais donc passer Noël pour la première fois sans la famille, qui est quand même LE truc familial de l'année chez nous: les cinq familles avec enfants et petits enfants se retrouvent chez les grands parents, on mange à s'en péter la panse, on rattrape les vies des uns et des autres, on s'extasie devant les poussées de croissance des uns, la garde-robe des autres, bref, le Noël traditionnel quoi. J'avais prévenu ma mère au début de l'année que je ne comptais pas rentrer en France, voulant utiliser mes vacances pour voyager au maximum. Je me suis donc mise en route le 17 décembre, pour Londres d'abord, puis Istanbul.

Sauf que... le sort a décidé de me jouer un tour à sa façon, et pour bien commencer le voyage, j'ai loupé mon vol pour Londres -tout ça à cause d'un stupide téléphone portable, que j'avais oublié sur mon lit, et dont j'avais besoin pour rester en contact avec ma mère, histoire qu'elle sache que je ne suis pas en train de me vider de mon sang dans le caniveau, et pour retrouver les amis que avec je devais entrer en contact une fois sur place. Ah, et aussi, parce que je pensais que le vol était à 15h40 (et non, 15h10, fermeture des portes à 14h40, mwahaha). Je suis donc arrivée 5 minutes avant que l'avion ne décolle, pas besoin de vous dire que je ne l'ai pas eu. Après avoir payé un extra de 119£ (!) et une attente de 2h, me voilà à Londres.

Sauf que... je n'étais pas dans le bon aéroport! Arrivée à Gatwick à 19h, je devais être à Stansted pour 21h30. Et la navette n'y arrivait qu'à 23h. Somebody pinch me. Je pouvais pas louper mon vol! Je fonce donc à la gare, on me donne un billet en me disant qu'en 2h, je peux y être. Ouf.

Sauf que... sur le billet, c'est écrit "from Gatwick to Stansted", et le train n'est pas direct. Où je descend, où je remonte, comment j'y arrive, j'en ai aucune idée. Adrénaline, quand tu nous tiens... Heureusement, la vie est belle, et un gentil monsieur assis à côté de moi dans le train me guide à travers le labyrinthe londonien, et j'arrive pile à temps pour attraper le second train pour l'aéroport. Une fois là bas, le vol à du retard, mais je m'en fiche, JE L'AI FAIT! Damn, plus jamais. La prochaine fois, j'oublie pas mon portable (et je regarde l'heure de départ, aussi, tant qu'à faire).

Me voilà donc dans l'avion, arrivée prévue à 4h de matin à Istanbul -j'arriverais en fait à 6h. Le gadget qui a trop la classe: la mini-télé qui indique où se trouve l'avion et ce qu'il survole. En gros, on est passé au dessus de toutes les villes que j'allais faire en bus/train. Bon, j'ai pas vu grand chose, parce qu'il faut savoir que tout moyen de transport me rend un tout petit somnolente, et que souvent, je ne vois rien du voyage. Mais les moments où je me suis réveillée, j'ai vu quand même! Première rencontre avec un Turc qui vit à Londres, qui parle turc (sans blague), anglais et français!

Sur le ferry

Une fois en Turquie, il me faut prendre le ferry pour "retourner" en Europe -pour ceux qui ne savent pas, Istanbul est divisée en deux, et est à la fois en Europe et en Asie- et je dois dire que cpmme arrivée, je n'aurais pas pu espérer mieux: il est 6h30 du mat, le soleil se lève, et je découvre Istanbul depuis un ferry! Je finis par retrouver Sarah -qui a eu du mal à se lever, il faut avouer, mais qui s'est levée quand même pour moi, je lui en suis très reconnaissante. Le reste de la journée n'est pas forcément digne d'intérêt, entre un début de rhume et une migraine, je suis allée me coucher!

Les jours qui suivent ont été plus productifs: Hagia Sofia, Mosquée Bleu, Grand Bazaar, le Palais Topkapi (prononcé topkapeu) -et la Sublime Porte! Amis Sciences Po, laissez moi vous dire qu'elle n'avait rien de sublime, cf photos! Mais bon, détour obligé, et petite pensée émue pour Toupin-Guyot (ou Tupin? jamais su!). Le reste du temps, j'ai bien profité de l'accalmie: discussions et thé chez des amis de Sarah, petits resto sympathiques au coin de la rue avec au choix, mezze, baklavas, böreks, et bien d'autres choses encore. Ça fait du bien d'être dans un pays où le mot "gastronomie" n'est pas vide de sens -non, la Guinness ne peut pas être considérée comme de la gastronomie irlandaise, même si on a l'impression de manger autant qu'on boit!- et où il y a du FROMAGE!

Baklavas et thé turc, comment prendre 5000 calories en 10 minutes

Bref, la dolce vita turque est bien sympathique, et je trouve la ville fascinante: ce mélange d'Europe et d'Orient donne un résultat étonnant. Rien qu'Hagia Sofia: à l'origine église orthodoxe, elle a été transformée en mosquée au fil du temps. Les arts et les cultures se mêlent et font d'Istanbul une ville bien particulière -qui plus est capitale européenne de la culture pour 2010, s'il vous plaît!

Dans le coin de petites anecdotes, le Grand Bazaar où il est impossible de marcher sans se faire inviter pour prendre le thé dans CHAQUE boutique -et je peux vous dire que y'en a pas mal-, les chats qui envahissent la ville -jamais vu autant!-, les lapins diseurs de bonne aventure -oui, je suis sérieuse-, les appels à la prière du muezzin -qui me charment toujours autant- les ferrys qui font office de bus -la classe, moi j'dis!-, les bars où on mange et boit encore dehors en hiver, et Atatürk partout -à ramener comme souvenirs!

Sarass en Thrace et moi avec!

Le séjour se finit pourtant, il faut donc se remettre en route. Le soir du 21, bus de nuit, direction Sofia!

**je pense que je vais diviser les posts, sinon je vais galérer avec les photos, et celui ci est déjà bien long à mon goût! Et puis il faut faire durer le plaisir :)

Pour les photos, faites un tour par